D’ordinaire j’écris les articles le soir, mais là en l’occurrence, pour une fois, c’est le matin après le petit déjeuner que je m’y suis mis, pour les raisons que vous allez découvrir…
Après avoir fait le tour de tout ce qu’il me restait à faire à Tokyo, il ne me restait donc plus qu’à retourner sur des lieux visités lors de mon premier voyage de 2005, et notamment les
quartiers de Shinjuku et de Ginza.
Mais auparavant, je souhaitais satisfaire une curiosité que moi-même je trouve assez morbide mais en même temps, j’aurais sans doute regretté plus tard de ne pas l’avoir fait, et puis il FALLAIT
que je voie…
Je me suis donc rendu en premier lieu dans le quartier d’Aoyama. Ceux qui connaissent un peu Tokyo savent sans doute que c’est là que se trouve le plus grand cimetière de la ville, un peu comme
celui du Père Lachaise à Paris quoi.
Oh bien sûr, je ne me suis pas mis à la recherche effrénée de la tombe d’Izumi (je pense que vous aviez compris lorsque je parlais de curiosité morbide), je savais bien que de toute façon, je
n’avais aucune chance de la trouver, et pour tout dire, je ne sais même pas si elle se trouve dans ce cimetière (personne ne sait l’endroit exact d’ailleurs).
Mais si vous jetez un œil dans un guide touristique, vous verrez que l’on conseille de visiter le cimetière d’Aoyama ! Et effectivement, on est loin de l’ambiance glauque de nos cimetières à
nous, c’est au contraire un endroit très calme, empli de sérénité et pour tout dire, apaisant… On n’a vraiment pas l’impression d’être entouré de défunts, je ne sais pas comment l’exprimer, c’est
presque comme si, au contraire des cimetières d’occident, la présence de toutes ces tombes était… rassurante, et non pas sinistre !
J’ai erré un peu au hasard dans ce cimetière pendant une bonne demi-heure, avant de reprendre mon chemin, à pieds, afin d’aller satisfaire à cette fameuse curiosité que j’évoquais plus haut.
Certes, il y a toujours un rapport avec Izumi, mais ce n’est pas sa tombe que je cherchais, je voulais voir, pour essayer de comprendre peut-être (combien de fois me suis-je demandé comment cela
avait pu arriver !), le lieu de l’accident.
Et je l’ai vu…
L’hôpital universitaire de Keio se trouve un peu au Nord d’Aoyama, à environ 30 minutes à pied de ce fameux cimetière. Il ne m’a pas fallu
longtemps pour retrouver l’endroit que j’avais vu dans les reportages TV, il se trouve juste à l’entrée de l’hôpital, à deux pas de la guérite des gardiens, c’est à se demander comment ça se fait
qu’ils n’ont rien vu !
Un escalier en pente faible, une plate-forme, 3 mètres à peine au-dessus du parking… une crise d’anémie due au traitement anti-cancer, et puis plus rien… le vide… et une blessure à jamais ouverte
dans le cœur des fans… kitto wasurenai !
Détournant mon regard de ce lieu maudit, je suis parti sans me retourner, l’esprit enfin en paix d’avoir trouvé ce que je cherchais, le moment est venu maintenant de poursuivre ma route et de
finir mon voyage !
Et cette fois, direction Shinjuku et ses gratte-ciels !
Je voulais bien entendu retourner au Tochô, du haut duquel j’avais pu contempler pour la première fois il y a deux ans l’immensité de la mégapole tokyoïte, mais avant cela, quelqu’un sur le forum
l’autre jour m’avait suggéré un autre lieu mythique pour de nombreux fans de japanim’, le célèbre « My City », que les fans de City Hunter connaissent bien. Je l’avais vu il y a deux
ans et je me suis dit qu’effectivement, quelques clichés seraient les bienvenus.
Et aussitôt sorti de la gare de Shinjuku, je me suis mis à sa recherche.
Il faut dire que ce quartier est immense et certaines choses ont changé depuis deux ans, qui plus est je n’y étais pas allé en venant de la gare mais depuis le parc de Shinjuku. Et voilà que je
me suis mis à faire le tour de la gare, à arpenter les rues, à la recherche de ce fichu complexe commercial… en vain ! Pourtant les lieux me semblaient familiers, je ne pouvais pas être bien
loin !
A force de tourner en rond, j’ai retrouvé la rue par laquelle j’étais arrivé pile dessus deux ans auparavant (une chance que j’aie une assez bonne mémoire visuelle pour ce qui est des lieux), je
ne pouvais donc pas le rater, sauf que… sauf qu’il n’existe plus !!
Ah ça, j’aurais pu chercher encore longtemps ! J’étais passé déjà deux fois devant sans même m’en rendre compte ! Certes
l’immeuble était tout à fait ressemblant, certes, il était indiqué à cet endroit-là sur mon plan, mais je n’avais pas envisagé une seconde qu’il ait changé de nom ! Car « My City »
est désormais devenu « Lumines Est » ! Ô rage, ô désespoir, qu’ont-ils fait de ce symbole mythique ? C’est définitif, Shinjuku ne sera plus jamais comme avant… écoeuré, je me
suis hâté vers le Tochô.
Lui au moins n’a pas changé, j’ai retrouvé le building aux deux tours, la place en demi-cercle bordée de statues qui lui fait face, l’étrange sculpture tournante à l’entrée, et
l’observatoire !
A ceci près que cette année, je suis monté à celui de la tour Nord, alors qu’il y a deux ans, nous avions fait celui de la tour Sud.
Hé bien je ne sais pas si celui du Sud a changé, j’espère que non, mais celui du Nord n’est pas terrible par rapport à l’autre ! En effet, il n’est pas
possible d’en faire le tour à 360° comme dans l’autre, la moitié des baies vitrées étant maintenant aussi celles… d’un restaurant ! Autrement dit, si vous voulez observer Tokyo depuis tous
les angles de la tour, vous êtes obligé de consommer dans ce resto, plutôt gonflée comme stratégie je trouve ! Heureusement, la vue, elle, est toujours aussi magnifique ^^
Certes, de toute manière j’avais prévu d’aller y déjeuner, d’autant plus qu’il était déjà 13 h passées, mais tout de même…
Une chance encore que le repas coûtait moins de 1.000 yens, mais le choix étant restreint à trois plats d’origine européenne, j’ai opté pour les spaghettis bolognèse ^^
Après quoi, je suis redescendu prendre le métro, direction Ginza.
En fait, je voulais surtout y retourner pour revoir un peu le quartier, et sans la moindre intention de faire les magasins, de toute manière, vu l’état de mes finances maintenant, mieux vaut que
je fasse attention, et puis ce ne sont que de grandes enseignes de type Mitsukoshi ou Matsuzakaya, ou l’on ne trouve que des vêtements de marque, style Takeo Kikoutcher… euh, pardon, je voulais
dire Kikuchi :p
N’étant déjà pas amateur de marques en France, j’ai donc préféré laisser cela à des gens qui « n’ont pas les mêmes valeurs, très cher, voyez… » :)) Et le pire, c’est que j’en
connais ^^
En revanche, je me suis souvenu en arrivant à Ginza qu’il existait à cet endroit un magasin de musique dans lequel, deux ans plus tôt, j’avais acheté quelques partitions, notamment des thèmes des
animés Ghibli.
Et c’est avec l’espoir, cette fois, de trouver des partitions d’autres artistes de J-pop comme Rina Aiuchi, Takako Matsu ou encore Mai Kuraki que je suis allé directement chez Yamano Music.
Je n’ai pas mentionné ZARD pour une bonne raison, c’est que j’ai déjà les différents recueils disponibles chez moi (commandés au fur et à mesure sur internet)… et donc, imaginez ma surprise
lorsque par le plus grand des hasards, je suis tombé sur un nouveau songbook dont je n’avais encore jamais entendu parler ! ^^
Une compilation apparemment récente et comprenant notamment des chansons des derniers albums telles que « Hoshi no kagayaki » ou encore « Kanashii hodo anata ga suki »… et
même « Good-bye my loneliness », le tout premier single !... Il y a des moments comme ça où l’instinct l’emporte sur la raison et où on ne cherche même pas à comprendre, on
fonce ! Et au diable mon compte en banque ! ^^
Et vous allez voir que ce n’est pas fini…
En sortant de chez Yamano, j’étais d’humeur plutôt guillerette (toujours quand je trouve des partitions qui me plaisent) et j’ai traversé la rue pour aller m’offrir un frappuccino au Starbucks du
coin ^^
Après quoi, comme je devais faire des essais pour la webradio avec Akito, j’ai repris la direction de l’hôtel.
Et là, les choses ont commencé à se gâter…
Tout d’abord, il a fallu configurer le plug-in de diffusion et comme je le craignais, le firewall de l’hôtel faisait obstacle. Heureusement, Akito avait la solution ! ^^
Par contre, impossible de parler au micro, on n’entendait absolument rien !
Durant toute la fin d’après-midi, nous avons poursuivi les essais, en vain, le micro semblait mort…
La seule solution nous paraissait donc être d’acheter un nouveau micro, bien que cela ne m’enchantait guère, d’une part à cause de mon budget qui allait encore en prendre un coup dans l’aile, et
d’autre part parce que ça m’obligeait à ressortir une nouvelle fois, à presque 21 h pour filer jusqu’à Ueno, soit entre 20 et 30 minutes de marche nocturne, idem pour le retour. Mais bon, qu’à
cela ne tienne, lorsque j’ai quelque chose en tête, je l’ai pas ailleurs ! ^^
Je suis donc parti avec l’intention d’aller chez Yodobashi à Ueno… en espérant toutefois qu’ils ne ferment pas avant 22 h. Espoir vain, ils fermaient à 21 heures et je suis arrivé devant le
magasin au moment même où ils baissaient le rideau !
Pas découragé pour autant, je me suis mis à descendre Chuô dori, marchant de plus en plus vite dans la douce chaleur nocturne (la température avait nettement baissé et le vent s’était levé, ce
qui n’était pas pour me déplaire sur le moment), à la recherche d’un autre magasin d’électronique encore ouvert…
On a beau dire que Tokyo est une ville qui vit la nuit, il n’empêche que j’ai trouvé porte close partout !... Moitié marchant, moitié courant, le cœur battant la chamade, j’ai continué ma
route pour atteindre finalement le quartier d’Akihabara (regardez un plan de Tokyo pour voir la distance parcourue si vous voulez mais une chose est sûre, je n’aurais pas fait ça dans la
journée !), où je pensais trouver des magasins encore ouverts… tu parles Charles ! Enfin, si, finalement, il en restait un, le Yodobashi Akiba, qui, lui, fermait à 22h !
Trempé de sueur et soufflant comme un phoque (j’exagère… enfin… quoique… ^^ ), j’ai foncé au 3e étage où j’ai fini par trouver un f… micro !
Bon bah il ne restait plus qu’à espérer que ça marche.
Je suis redescendu prendre le métro pour remonter jusqu’à Ueno (au point où j’en étais, j’allais pas chipoter pour 160 yens de plus), et de là, nouvelle marche au pas de course jusqu’à l’hôtel.
Et une fois le micro branché, j’avais la certitude cette fois définitive et absolue… que cet ordinateur est une merde infâme pourrie jusqu’à l’os et tout juste bonne à servir de dessous de
plat !!
Le micro, lui, fonctionne très bien, je l’ai testé sur le camescope… mais sur l’ordinateur, le résultat est toujours le même.
Conclusion : carte son pourrie + carte graphique pourrie (je ne peux même pas lire un DVD sur ce truc !) = ordinateur pourri !
Et vu que l’ensemble est bien entendu intégré à la carte mère, et que le tout a au moins 5 ans, voire plus, inutile espérer changer quoi que ce soit, autant changer l’ordinateur tout de
suite !
En gros, en fait d’ordinateur, j’ai acheté une machine à écrire ;__ ;
C’est une certitude, plus question d’acheter ce genre de matériel d’occasion sur priceminister, quand je pense que le vendeur était un « professionnel »… professionnel de l’arnaque
oui !
Je pense qu’il est inutile de préciser que l’émission est donc annulée par la force des choses, pour les fidèles de WSF j’en ferai peut-être une à mon retour, depuis chez moi, avec les nouveautés
que j’aurai ramenées d’ici bien sûr… et ce nouveau micro, histoire qu’il serve au moins à quelque chose ! ^^
Sur ce, éreinté, crevé, et surtout dégouté, j’ai éteint cette bécane à la noix et je suis allé me coucher !