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Vendredi 24 août 2007 5 24 /08 /Août /2007 12:23

Il m’a fallu quelques jours avant de publier ces deux derniers articles, le temps bien sûr de me reposer un peu, de revoir ma famille dans l’Est, avant de reprendre la route cette fois pour la région parisienne.

De toute façon, au village, point de connexion internet, alors… :)

Une fois de retour chez moi, il a fallu tout ranger, ce qui n’a pas été une mince affaire, et puis ensuite reprendre les bonnes habitudes, sans compter que j’ai encore quelques DVDs à regarder et le montage du film à faire, mais ça ce ne sera pas pour tout de suite ^^

 

En attendant, comme annoncé durant mon séjour et faute d’avoir pu la faire sur place, la fameuse webradio J-pop aura lieu le samedi 25 août au soir, donc vers 21h « comme d’habitude » pour les habitués, et j’aurai le plaisir de l’animer avec Akito qui fait le déplacement jusqu’à Paris spécialement pour l’occasion. Alors nous comptons sur votre présence évidemment, sans pour autant nous faire trop d’illusions mais bon, on ne sait jamais !

 

Par ailleurs, j’ai pensé que cela rendrait l’émission plus attractive peut-être… alors si certains ont des questions qui n’ont pas trouvé leur réponse sur ce blog, ils peuvent me les poser au travers du forum de Waga Seishun no Fansub (en message privé hein !), dont voici l’adresse : http://152180.aceboard.fr/ ou par e-mail bien sûr pour ceux qui ont mon adresse (je m’adresse uniquement à mes proches là évidemment), je répondrai dans la mesure du possible à ces éventuelles questions dans le courant de l’émission.

 

Si vous souhaitez nous écouter samedi soir, il vous suffira de vous connecter, à partir de 21h, à l’adresse suivante : http://kodocha-team.no-ip.com:8001/ et de cliquer sur « listen ». Cela lancera automatiquement le logiciel Winamp s’il est déjà installé et si votre navigateur est correctement configuré (Winamp est gratuit et peut se télécharger sur www.winamp.com ), sinon il vous sera proposé de télécharger un fichier listen.pls qu’il suffit ensuite d’ouvrir avec Winamp.

Pour les allergiques à Winamp, cela marche aussi avec VLC à ce qu’il paraît… :)

 

Commentaires par écrit durant l’émission sur le forum, section « Japon », topic « la J-music à la conquête du monde » et/ou sur le chan IRC de WSF (#ws-fansub @ irc.recycled-irc.net).

 

Au programme, un menu « nouveautés made in Japan » pour ceux qui connaissent un peu la J-pop, un menu « découverte » pour ceux qui ne connaissent pas bien sûr, avec un éventail aussi large que possible, de Takako MATSU à Janne DaArc, en passant par les Morning Musume, ZARD, Genki Rockets ou Tommy Heavenly6, et peut-être même un peu d’enka (chant traditionnel) ^^

 

Alors comme on dit au Japon… otanoshimini ! :)

Par Tochiro
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Vendredi 24 août 2007 5 24 /08 /Août /2007 12:08

Tokyo, lundi 20 août, 6 h du matin heure locale, le réveil vient de sonner et j’ai quitté à regret pour la dernière fois mon futon.

 

Ce matin, pas de pantacourt, pas de t-shirt, pas de bob non plus mais un jean, une chemise, certes à manches courtes et des chaussettes et des chaussures de ville ! Plus de doute, la perspective de me retrouver dans moins de 24 heures au pays de la pluie est bien réelle… :(

 

6h30, après une ultime vérification que rien n’a été oublié, je suis sorti de la chambre n°33 pour descendre dans la salle principale de l’hôtel, totalement déserte encore à cette heure-ci.

 

En attendant le gérant, je me suis connecté rapidement sur l’ordinateur de l’hôtel (à la disposition des clients) pour voir les éventuels e-mails ou commentaires sur le blog, mais la nuit est tombée en France, là-bas aussi, tout est calme. Ryokan

 

Le gérant m’a rejoint et a appelé le taxi qui est arrivé à peine 3 minutes plus tard. Avant de monter, un dernier regard vers l’hôtel… et me voilà parti en direction d’Ueno. Au moins, celui-là connaît la route ! :) En plus, il m’a déposé directement au parking souterrain de la station, je n’ai même pas eu d’escaliers à descendre avec le sarcophage qui me sert de valise.

 

Une fois devant les portillons automatiques, l’attente commence, mon train ne part que dans une heure, finalement, j’aurais peut-être pu prendre celui de 7h30.

Qu’importe, j’en ai profité pour aller prendre un café, histoire de patienter et d’avoir quelque chose dans l’estomac.

 

7h57, j’ai déposé la valise dans le compartiment aux bagages du Skyliner et je me suis installé confortablement à ma place, écouteurs dans les oreilles… le train s’ébranle, adieu Ueno, adieu Tokyo, direction l’aéroport de Narita que je n’ai pas revu depuis 2 ans (je rappelle que j’avais atterri à Kansai International cette année).

 

Et au bout d’une heure, la valise et le sac à dos chargés sur un trolley (ceux de Narita sont franchement très pratiques et sont même conçus pour pouvoir emprunter les escalators !), je me mettais en quête du comptoir d’enregistrement… « sumimasen… ano… » hé oui, j’ai dû demander mon chemin, ça paraît incroyable mais tout n’était pas aussi bien indiqué qu’on pourrait le croire !

 

Quant à l’enregistrement, bonjour l’attente interminable ! Plus d’une heure de queue à cause de 2 ou 3 « groupes » de touristes, américains entre autre, chargés comme s’ils faisaient un déménagement ! Plus d’une dizaine de valises pour une famille de 4 personnes et une demi-heure de procédure… et j’ose pas imaginer la taxe pour le surplus le bagages qu’ils ont dû débourser !

 

Pour ma part, une fois au comptoir, l’affaire fut, heureusement, rapidement expédiée, 23 kg pour la valise (soit 5 de plus qu’à l’aller), oui je sais, ce n’est pas très lourd mais quand il n’y a pas de poignée coulissante pour tirer c’est beaucoup quand même ! Bref, emballé, c’est pesé comme on dit, et direction l’embarquement, et au trot, pas le temps de flaner dans les boutiques duty free, l’avion décolle dans 45 minutes !

 

Au niveau des détecteurs de métaux, même surprise désagréable qu’à l’aller, dont je n’avais pas parlé… « Do you have a computer ? Yes… » et voilà, ça n’a pas raté, il a fallu le sortir du sac ! Non mais franchement… qu’est-ce que ça change qu’il passe aux rayons X dans mon sac à dos ou séparément ? Parce que bien évidemment, vous vous en doutez, il était tout au fond ! Et encore, à Narita, ils m’ont permis de le laisser dans sa sacoche au moins, à Paris il avait carrément fallu le sortir… j’ai presque cru qu’ils allaient scanner le disque dur pour un peu !

Moi qui n’était déjà pas en avance, j’ai donc dû refaire entièrement mon sac avant de chercher la porte d’embarquement où je n’ai pas eu à attendre très longtemps avant de monter à bord, et cette fois, inutile de se voiler la face, entouré de français, évidemment… plus de doute, les vacances sont finies ! :(

 

Avion.jpg En revanche, si à l’aller j’ai eu droit à un avion d’Air France, au retour, c’est un avion de Japan Airline qui m’attendait, et ce n’était pas pour me déplaire ! Dès qu’on monte à bord, on sent la différence… plus propre, plus beau, un personnel plus accueillant… non je ne veux pas être médisant mais honnêtement, c’était peut-être le même type d’appareil (Boeing 777) et certes on est tout aussi serré en classe éco que sur Air France, mais le service n’est pas tout à fait le même.

 

Prenez les écrans de télé par exemple, déjà les écrans principaux sont plus nombreux dans la cabine, et ils diffusent quasiment en permanence un programme principal, qui n’est pas systématiquement bloqué sur les informations de vol !

La vidéo sur les consignes de sécurité est bien mieux réalisée que sur Air France, et entièrement en images de synthèse, durant le vol des vidéos défilent, donnant des conseils sur différentes techniques pour ne pas rester ankylosé (massage des mollets, des épaules, petits mouvements de jambes…), et juste après le décollage, diffusion successive des derniers journaux télévisés de NHK, CNN et France 2 !

 

Concernant les écrans individuels, le menu est plus intuitif, plus « moderne » aussi, même chose pour la télécommande.

 

Le choix est quant à lui à peu près le même, à ceci près que si vous êtes allergique aux langues étrangères, vous n’allez pas pouvoir regarder grand-chose ! Remarquez, à l’aller, sur Air France, les films en langue nippone étaient carrément inexistants !

Sur JAL, au niveau des films en VF, j’avais le choix entre « Spiderman 3 », « Shrek 3 » (déjà présents à l’aller) et « The Mask ».

Etant par nature allergique à tout ce qui se rapporte aux Marvel Comics et n’ayant pas vu « Shrek 2 » (grosse lacune et gros regret aussi), je me suis rabattu sur le « Mask » que je n’avais pas vu depuis de nombreuses années et que j’ai savouré comme si c’était la première fois… et « chik chikiboum, chik chikiboum… splendide ! » :))

 

Mais auparavant, j’ai été attiré par un film japonais (avec sous-titres anglais, je précise, de toute façon il était impossible de les enlever et il n’y avait pas de VOSTF, à ma plus grande joie… ceux qui me fréquentent dans le cadre de la team Waga Seishun no Fansub connaissent mon aversion pour les sous-titres français officiels sur les œuvres nippones ^^ ) intitulé « Maiko Haaaaaan ! ».

 

Drôle de titre me direz-vous, mais ayant lu le synopsis dans le magazine JEN (Japan airline Entertainement Network) fourni, ça m’a semblé assez drôle… et je n’ai pas été déçu !

 

Avant tout, pour les néophytes, une maiko est une apprenti-geisha. Il faut savoir qu’on ne le devient pas facilement, cela demande des années d’entraînement et d’apprentissage, durant lesquelles elles portent donc ce titre de « maiko ». On les différencie des vraies geisha de par leur maquillage et leur coiffure (mais ne me demandez pas quelles sont les différences !).

 

Quoi qu’il en soit, ce film raconte l’histoire de Kimihiko, qui est un homme malgré ce prénom qui pourrait laisser penser le contraire (les prénoms féminins japonais se finissent souvent par « ko »).

Kimihiko est un fan de maiko. On pourrait presque dire que c’est un véritable otaku dans ce domaine. Depuis un voyage scolaire à Kyoto alors qu’il était au lycée, les maiko sont devenues pour lui une véritable obsession. Il les prend en photo dans la rue et les publie ensuite sur son site web…

Il travaille dans une entreprise qui fabrique des ramen (nouilles japonaises) instantanées, à Tokyo. Jusqu’au jour où il apprend qu’il est muté dans la petite filiale de Kyoto… et ce qui aurait été considéré par n’importe qui d’autre comme un déshonneur devient pour lui la meilleure nouvelle qu’on ne lui ait jamais annoncée !

Fou de joie, il plaque Fujiko, sa copine, de façon odieuse d’ailleurs, et le voilà parti pour Kyoto. Mais on n’entre pas comme ça dans le milieu très fermé des geisha et des maiko…

 

A la fois très drôle et émouvant par moments, ce film a notamment le mérite de démystifier de façon claire, nette et précise l’image des geisha. Au contraire d’un autre film célèbre et récent, américain de surcroît, avec des acteurs et actrices chinois, celui-ci montre la réalité de cet univers : que les geisha sont des dames de compagnies, chargées de distraire les clients et de discuter avec eux (elles ont une grande culture et un immense talent musical et artistique), et ne sont en AUCUN CAS des prostituées, contrairement à l’image déplorable que s’en font la plupart des occidentaux (et même certains japonais, comme le montre le film). Par ailleurs, il est extrêmement difficile d’entrer dans une okiya (une maison de geisha), les « premières fois » n’y sont pas admis, c’est la règle d’or n°1, les clients doivent se sentir comme chez eux et donc, un nouvel arrivant ne peut y entrer que s’il est « présenté » par un habitué qui l’autorise à l’y accompagner.

Je vous laisse imaginer le pourcentage de chance d’un gaijin pour se faire admettre dans une okiya… sans compter les tarifs absolument exorbitants pour louer les service d’une geisha, mieux vaut être riche et célèbre, comme un PDG de grande compagnie ou un sportif renommé… :)

 

Au final, un film excellent, plein d’humour « à la japonaise » et touchant à la fois, avec quelques rebondissements vers la fin, à recommander à tous les passionnés du Japon !

 

Avec tout ça, le voyage du retour est arrivé à son terme, mais je tiens encore une fois à vanter les services de la JAL pour ce qui est de la nourriture, des boissons et des plateaux repas, équipés d’une mini plaque chauffante pour maintenir à bonne température le plat chaud… ^^

 

 

Paris, aéroport Charles de Gaulle, lundi 20 août, 16h30 heure locale… à peine sorti d’une ultime couche de nuages, l’avion a atterri sur la piste. Encore quelques instants et il est temps de retrouver la grisaille et l’humeur maussade typiquement françaises… :(

 

Et effectivement, une fois dans l’aéroport, on sait qu’on est de retour dans le tiers-monde, pour reprendre l’expression qui avait spontanément échappé à Akito au retour de notre premier voyage…

Non seulement j’ai perdu 25°C en cours de route mais tout compte fait, même si le Japon a changé, il y a encore un fossé entre nos deux pays en terme de propreté et de politesse !

 

Le temps de changer 26000 yens en euros (histoire de rembourser l’achat de l’iPod par CB) et direction le RER… et là, c’est clair, le rêve a pris fin pour laisser place au cauchemar légendaire français… plus de climatisation, plus d’espace pour circuler même en cas d’affluence, mais un train gris et délabré, couvert de tags et de saleté et empli d’individus à la mine patibulaire qui vous dévisagent comme si vous débarquiez de la planète Mars… bon sang mais pourquoi n’y a-t-il pas un train spécial, direct de l’aéroport jusqu’aux différentes gares parisiennes ? Pourquoi est-on obligé de s’arrêter dans toutes les gares traversées par le RER B, et notamment dans le 9-3 ?...

 

Gare du Nord, ce n’est guère plus rassurant, vite, trouver la ligne 5… et direction gare de l’Est, où j’ai eu tout le loisir de passer quelques coups de fil (d’une cabine, la batterie de mon portable s’étant vidée à peine celui-ci rallumé, juste le temps d’envoyer un SMS…) en attendant mon TGV, prévu à 20h39.

 

Et plus le soir avançait, plus le froid se faisait sentir… bon alors, il arrive ce TGV ? Qu’est-ce qui m’a pris de réserver pour une heure si tardive ?

Enfin, ça y est, il est annoncé, tant mieux, je n’en peux plus moi, vivement un semblant de chaleur et un fauteuil où je vais pouvoir me reposer car là, je commence vraiment à ne plus tenir debout.

 

20h39, le train démarre et moi je somnole enfin tranquillement dans mon fauteuil, bercé par la J-pop de mon iPod… mais pas le temps de faire la sieste trop longtemps, il est déjà 22h, le train arrive en gare de Metz, cette fois le voyage s’achève pour de bon et je peux pousser mon « ouf ! » de soulagement, je l’ai fait… mission accomplie !

Par Tochiro
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Dimanche 19 août 2007 7 19 /08 /Août /2007 15:08

Dans à peine plus de 12 heures maintenant, je reprends l’avion pour Paris, la tête pleine de nouveaux souvenirs, la valise pleine de denrées musicales et vidéo ^^

 

Cette ultime journée a passé finalement assez vite. Exceptionnellement, j’avais demandé à ce que le ménage ne soit pas fait dans la chambre, compte tenu de la valise en préparation et aussi parce que je savais que je reviendrais à l’hôtel en début d’après-midi, le temps simplement d’aller m’acheter mon cadeau d’anniversaire :)

Hé oui, après tout hein, ça n’arrive qu’une fois par an alors je pouvais bien m’octroyer un petit quelque chose, même si c’était prévu depuis le départ. Donc j’ai à présent un nouvel iPod qui va remplacer le nano que j’avais acheté ici même il y a deux ans.

 

Cette fois, j’ai opté pour un « gros » modèle de 30 Go, qui fait également vidéo, même si je ne m’imagine pas en regarder là-dessus, enfin on sait jamais, c’est surtout sa capacité et le fait qu’il soit au même prix que le nano 8 Go qui m’a fait me décider ^^

 

Quant à cette obsession de venir jusqu’au Japon pour acheter ce genre de produit, elle ne doit rien au hasard, il suffit de comparer les prix !

 

Prenez cet iPod par exemple, et allez l’acheter dans n’importe quelle boutique en France, il vous en coûtera pas moins de 260 à 270 euros.

Or, ici au Japon, il coûte 29800 yens, et je l’ai même eu moins cher car je l’ai acheté en duty free, soit grosso modo 28000 yens. Faites la conversion en euros et vous obtenez… environ 185 euros ! Avouez que le choix est vite fait ! ^^

 

A midi, je me suis également offert un bon tekka-don (bol de riz avec sashimi) dans un resto à sushi, rien de tel que du poisson bien frais… rien à voir avec les pseudos restaurants japonais de Paris dont la plupart sont tenus par des chinois !

 

Après quoi, retour à l’hôtel pour une petite sieste avant de terminer la valise et configurer l’iPod, puis transférer dessus le contenu de l’ancien.

 

Enfin le soir, je suis ressorti dîner et accomplir mon ultime mission : trouver ce fichu sachet de thé pour Akito !

 

Ah il m’aura fait courir celui-là ! Comme si je pouvais deviner qu’il parlait d’UN gros sachet et pas de petits sachets… tsss… enfin bon, devant le choix qui s’offrait à moi, j’ai pris celui qui me semblait le plus approprié et si ça ne lui plaît pas, il viendra se l’acheter lui-même ! :p

 

Une fois cette mission accomplie, j’ai réglé la note de l’hôtel et descendu (avec du mal, déjà…) ma valise dans la salle principale (ce sera toujours ça de moins à faire demain !) avant d’aller savourer un dernier ofuro… snif, ça va me manquer ça ! :(

 

 

Il ne me reste donc plus qu’à faire un petit bilan de ce deuxième voyage. Bilan qui, contrairement à la première fois, sera sans doute plus objectif.

Il est en effet plus facile de garder un regard critique lorsque l’on a déjà eu une première vision des choses. La première fois, on est euphorique, enthousiaste, ému par toutes les découvertes qui se succèdent les unes aux autres à un rythme effréné… difficile dans ce cas de garder une quelconque objectivité. On se croit sur une autre planète, tout est prétexte à l’émerveillement.

Lorsque l’on revient, on a toujours en tête le souvenir de cet émerveillement, mais l’effet de surprise ne fonctionne plus, on sait à quoi s’attendre, mieux, on en attend trop peut-être, parfois on a tellement idéalisé les choses qu’on en essuie des déceptions.

 

Je ne suis pas en train de jouer les mecs blasés qui en ont assez vu, le Japon reste toujours pour moi un univers à part où j’aurai toujours grand plaisir à revenir, mais les changements que j’ai pu constater (car il n’y a pas que l’effet de surprise en moins, les changements que j’ai décrit au fur et à mesure de ce blog sont bien réels) m’obligent à nuancer et à tempérer mes ardeurs.

 

Peut-être d’ailleurs, le Japon était-il déjà en train de changer la première fois que nous sommes venus, sans doute même, mais dans l’euphorie de la découverte, nous n’en étions pas conscients.

Bien sûr, on est encore bien loin de la morosité des pays occidentaux, le charme du pays du soleil levant est intact, et puis on ne change pas comme ça des siècles de culture ancestrale, on ne bouscule pas les traditions en deux temps trois mouvements, surtout ici !

 

Je reviendrai donc, c’est certain, même si j’ignore quand et ce ne sera sans doute pas de si tôt, mais j’ai désormais au fond de moi une image du Japon qui me paraît plus « juste », plus réaliste surtout et moins onirique.

 

Il me reste à remercier tous ceux qui ont suivi régulièrement les parutions de ces articles sur ce blog, ceux qui ont laissé des commentaires et qui m’ont encouragé d’une façon ou d’une autre tout au long de mon séjour ici.

 

Peut-être ajouterai-je un nouvel article une fois de retour en France, d’ici la fin de la semaine, pour raconter comment s’est passé le retour au pays… ^^

 

D’ici là… sayonara !

Par Tochiro
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Dimanche 19 août 2007 7 19 /08 /Août /2007 02:32

Le voyage touche à sa fin, et quelque part ce n’est pas un mal. Non pas que j’en ai assez du Japon, manquerait plus que ça tiens, mais ayant fait le tour de Tokyo et n’ayant presque plus un sou en poche (ce qui n’est pas tout à fait exact mais j’ai un ultime achat à faire que je me réserve pour le dernier jour…), je n’ai plus grand-chose à faire ici.

 

L’avantage en tout cas, c’est que la nuit dernière, il a plu sur Tokyo, et la température a chuté de près de 10 degrés, ce qui rend l’atmosphère parfaitement respirable. Certes, le ciel est maintenant nuageux mais au moins on ne risque plus l’insolation !

 

Du coup, je me suis dit qu’une balade au parc d’Ueno serait une bonne idée. Mais apparemment, je ne suis pas le seul à avoir eu cette idée, et j’avais oublié qu’on était samedi… ^^

 

Bref, un monde fou comme vous pouvez l’imaginer, enfin à force, j’ai fini par m’y habituer (sauf pour les mioches, ça, y’a rien à faire, dès qu’ils ne sont pas tenus en laisse par des parents faisant preuve d’un laxisme ahurissant en matière d’éducation, c’est une plaie !).

 

Et puis au bout du compte, je me suis dit aussi qu’après tout, il y a pas mal de musées dans ce parc, alors je pourrais peut-être en trouver un qui m’attire…

 

Effectivement, ça n’a pas traîné, je n’avais jusqu’ici pas fait attention que le National Museum of Science se trouvait à deux pas !

Voilà une visite intéressante à faire, allez c’est parti !

 

Mus--e-Dino.jpg Bien sûr, ce genre de musée existe un peu partout dans le monde et j’imagine bien qu’on doit en trouver l’équivalent à Paris, mais vu qu’en temps normal je n’y mets jamais les pieds, faute de temps… c’était l’occasion !

L’occasion surtout de retracer, sur pas moins de 7 étages, la grande histoire de l’évolution… depuis la vie primitive jusqu’à l’exploration spatiale en passant bien entendu par les dinosaures et les mammouths !

Moi qui ai toujours été fasciné par l’histoire de notre planète, j’étais servi ^^

 

Qui plus est, ce musée a la particularité d’abriter entre autres un mini cinéma à 360°. Je suppose que vous imaginez tous sans problème la géode de La Villette, hé bien c’est un peu le même principe sauf que bien sûr la sphère est plus petite et qu’au lieu d’être à moitié occupée par des sièges, là vous êtes debout sur un pont qui traverse la sphère, avec une partie du sol en plexiglas (je parle du pont) et que les images sont projetées tout autour de vous, à droite, à gauche, en haut, en bas, bref sur TOUTES les parois de la sphère, et vous êtes en plein centre ! Autrement dit, au cœur de l’action, et l’impression de réalisme est saisissante, le genre de choses que seuls les japonais sont capables de faire quoi !... là je m’avance peut-être un peu, il y a sans doute d’autres cinémas virtuels comme celui-là dans le monde, d’accord mais bon, zut quoi !

En tout cas, c’est impressionnant et je vous le conseille si vous passez un jour par Ueno, venez assister de près à un combat de tyrannosaurus rex, ça ne dure pas très longtemps (grosso modo un quart d'heure) mais ça vaut le coup d’œil !

 

Après une visite qui a bien duré deux bonnes heures, je suis ressorti, émerveillé et l’estomac dans les talons (non, il n’y a aucun rapport, c’est juste qu’il était presque 13 h ^^).

 

Une fois le déjeuner expédié, j’ai flané un peu dans Ameyayokocho, une célèbre ruelle très commerçante, sorte de grand marché permanent dont les étalages sont ceux des boutiques qui se succèdent les unes aux autres, coincées… sous la voie ferrée !

En passant, j’ai voulu voir (enfin !) à quoi ressemblaient les salles de jeux vidéos japonaises dont on a si souvent vanté les mérites.

Mais à mon avis, je ne devais pas être dans le bon quartier alors. La plupart de ces établissements, souvent sur plusieurs étages, ne sont quasiment dédiés qu’au pachinko ! Ca sera difficile de vous en expliquer le principe vu que je n’y comprends toujours pas grand-chose… en gros, vous glissez des billes dans une sorte de « machine à sous » (sans sous), et il faut réussir à les faire ressortir par le bas en tournant des mollettes ou quelque chose comme ça, mais apparemment c’est assez difficile car ça va très vite. Par contre, les japonais en sont très friands, pour preuve ils peuvent y jouer des heures et comme je l’ai dit, ces établissements pullulent ici, avec des centaines et des centaines de machines alignées sur plusieurs étages… et quand on pense qu’en plus de ça, ce n’est pas un jeu où on gagne de l’argent (le but étant de récupérer le maximum de billes possibles pour les échanger contre des lots genre peluches…), non vraiment là il y a quelque chose dans la mentalité japonaise que je ne comprendrai jamais ! ^^

 

Et les salles d’arcades me direz-vous ? Hé bien le peu que j’ai vu ne m’a pas vraiment donné y envie d’aller y dépenser le moindre yen. Dans chaque salle, à peine 4 ou 5 jeux au maximum, plusieurs bornes pour le même jeu bien sûr. Souvent des jeux de réflexions style Mahjong, des RPG, très peu de jeux d’action (j’ai vu un Virtua Fighter)… honnêtement : décevant.

C’est pour ça que je dis que je ne devais pas être dans le bon quartier, mais après tout, partout où je suis allé, systématiquement les enseignes affichaient « Pachinko & slot » alors si c’est le même topo… bof, j’aime mieux jouer avec ma DS ! ^^ Ueno-plan-d-eau.jpg

 

Et d’ailleurs c’est ce que j’ai fait, je suis retourné en direction de l’hôtel et je me suis assis sur un banc au bord du plan d’eau pour jouer un peu à Mario Kart DS :) Bah quoi, après tout ils jouent même en marchant ici ! Et je ne vous parle pas des téléphones portables sur lesquels ils pianotent même lorsqu’ils roulent en vélo !

 

De retour à l’hôtel vers 15 h, je me suis octroyé une petite sieste avant de tester enfin la contenance de mon nouveau sac à dos, histoire de voir si j’arriverai en mettre suffisamment dedans pour alléger le poids de la valise, ce qui m’éviterait d’avoir à en racheter une autre.

Et en effet, ça me semble bon, j’ai d’ores et déjà pratiquement rempli cette dernière et, à condition de prendre évidemment à nouveau un taxi pour aller jusqu’à la gare, ça devrait aller.

 

Rassuré sur ce point, je suis ressorti dans l’intention d’aller d’ores et déjà acheter mon billet de train pour aller à l’aéroport lundi. Mais là, surprise, les guichets étaient déjà fermés… ce qui a eu pour effet de m’inquiéter sérieusement car demain c’est dimanche… il ne manquerait plus que je me retrouve coincé ici faute d’avoir pris mon billet à temps ^^

 

Mais de retour à l’hôtel, le gérant m’a rassuré et m’a même donné un dépliant avec tous les horaires des trains pour Narita, affirmant que ce serait ouvert dimanche et que je pourrai acheter mon billet sans difficultés. J’espère bien qu’il avait raison…

 

Il ne me restait plus qu’à monter dans ma chambre où j’ai fait un peu la causette sur internet avant de reprendre ma DS pour tester enfin Donkey Kong Jungle Climber ! ^^

Le moins qu’on puisse dire c’est que le système de jeu est original et qu’il faut s’y faire, mais l’ensemble est très sympa, comme d’habitude avec la famille DK :)

 

Au bout d’un moment, j’ai décidé qu’il était temps de laisser un peu de côté les bananes et d’aller faire dodo, tout en me demandant ce que j’allais bien pouvoir faire le lendemain… sachant que c’est aussi mon anniversaire, enfin là je sais déjà ce que je vais m’offrir, vous comprenez maintenant pourquoi je gardais en réserve un dernier achat pour le dernier jour ^^

Par Tochiro
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Samedi 18 août 2007 6 18 /08 /Août /2007 02:56

D’ordinaire j’écris les articles le soir, mais là en l’occurrence, pour une fois, c’est le matin après le petit déjeuner que je m’y suis mis, pour les raisons que vous allez découvrir…

 

Après avoir fait le tour de tout ce qu’il me restait à faire à Tokyo, il ne me restait donc plus qu’à retourner sur des lieux visités lors de mon premier voyage de 2005, et notamment les quartiers de Shinjuku et de Ginza.

 

Mais auparavant, je souhaitais satisfaire une curiosité que moi-même je trouve assez morbide mais en même temps, j’aurais sans doute regretté plus tard de ne pas l’avoir fait, et puis il FALLAIT que je voie…

 

Je me suis donc rendu en premier lieu dans le quartier d’Aoyama. Ceux qui connaissent un peu Tokyo savent sans doute que c’est là que se trouve le plus grand cimetière de la ville, un peu comme celui du Père Lachaise à Paris quoi.

 

Oh bien sûr, je ne me suis pas mis à la recherche effrénée de la tombe d’Izumi (je pense que vous aviez compris lorsque je parlais de curiosité morbide), je savais bien que de toute façon, je n’avais aucune chance de la trouver, et pour tout dire, je ne sais même pas si elle se trouve dans ce cimetière (personne ne sait l’endroit exact d’ailleurs).

 

Mais si vous jetez un œil dans un guide touristique, vous verrez que l’on conseille de visiter le cimetière d’Aoyama ! Et effectivement, on est loin de l’ambiance glauque de nos cimetières à nous, c’est au contraire un endroit très calme, empli de sérénité et pour tout dire, apaisant… On n’a vraiment pas l’impression d’être entouré de défunts, je ne sais pas comment l’exprimer, c’est presque comme si, au contraire des cimetières d’occident, la présence de toutes ces tombes était… rassurante, et non pas sinistre !

 

J’ai erré un peu au hasard dans ce cimetière pendant une bonne demi-heure, avant de reprendre mon chemin, à pieds, afin d’aller satisfaire à cette fameuse curiosité que j’évoquais plus haut.

Certes, il y a toujours un rapport avec Izumi, mais ce n’est pas sa tombe que je cherchais, je voulais voir, pour essayer de comprendre peut-être (combien de fois me suis-je demandé comment cela avait pu arriver !), le lieu de l’accident.

 

Et je l’ai vu…

 

Keio.jpg L’hôpital universitaire de Keio se trouve un peu au Nord d’Aoyama, à environ 30 minutes à pied de ce fameux cimetière. Il ne m’a pas fallu longtemps pour retrouver l’endroit que j’avais vu dans les reportages TV, il se trouve juste à l’entrée de l’hôpital, à deux pas de la guérite des gardiens, c’est à se demander comment ça se fait qu’ils n’ont rien vu !

 

Un escalier en pente faible, une plate-forme, 3 mètres à peine au-dessus du parking… une crise d’anémie due au traitement anti-cancer, et puis plus rien… le vide… et une blessure à jamais ouverte dans le cœur des fans…  kitto wasurenai !

 

 

Détournant mon regard de ce lieu maudit, je suis parti sans me retourner, l’esprit enfin en paix d’avoir trouvé ce que je cherchais, le moment est venu maintenant de poursuivre ma route et de finir mon voyage !

 

Et cette fois, direction Shinjuku et ses gratte-ciels !

 

Je voulais bien entendu retourner au Tochô, du haut duquel j’avais pu contempler pour la première fois il y a deux ans l’immensité de la mégapole tokyoïte, mais avant cela, quelqu’un sur le forum l’autre jour m’avait suggéré un autre lieu mythique pour de nombreux fans de japanim’, le célèbre « My City », que les fans de City Hunter connaissent bien. Je l’avais vu il y a deux ans et je me suis dit qu’effectivement, quelques clichés seraient les bienvenus.

 

Et aussitôt sorti de la gare de Shinjuku, je me suis mis à sa recherche.

 

Il faut dire que ce quartier est immense et certaines choses ont changé depuis deux ans, qui plus est je n’y étais pas allé en venant de la gare mais depuis le parc de Shinjuku. Et voilà que je me suis mis à faire le tour de la gare, à arpenter les rues, à la recherche de ce fichu complexe commercial… en vain ! Pourtant les lieux me semblaient familiers, je ne pouvais pas être bien loin !

A force de tourner en rond, j’ai retrouvé la rue par laquelle j’étais arrivé pile dessus deux ans auparavant (une chance que j’aie une assez bonne mémoire visuelle pour ce qui est des lieux), je ne pouvais donc pas le rater, sauf que… sauf qu’il n’existe plus !!

 

Lumine Ah ça,  j’aurais pu chercher encore longtemps ! J’étais passé déjà deux fois devant sans même m’en rendre compte ! Certes l’immeuble était tout à fait ressemblant, certes, il était indiqué à cet endroit-là sur mon plan, mais je n’avais pas envisagé une seconde qu’il ait changé de nom ! Car « My City » est désormais devenu « Lumines Est » ! Ô rage, ô désespoir, qu’ont-ils fait de ce symbole mythique ? C’est définitif, Shinjuku ne sera plus jamais comme avant… écoeuré, je me suis hâté vers le Tochô.

 

Lui au moins n’a pas changé, j’ai retrouvé le building aux deux tours, la place en demi-cercle bordée de statues qui lui fait face, l’étrange sculpture tournante à l’entrée, et l’observatoire !

 

A ceci près que cette année, je suis monté à celui de la tour Nord, alors qu’il y a deux ans, nous avions fait celui de la tour Sud.

 

Vue tour Nord Hé bien je ne sais pas si celui du Sud a changé, j’espère que non, mais celui du Nord n’est pas terrible par rapport à l’autre ! En effet, il n’est pas possible d’en faire le tour à 360° comme dans l’autre, la moitié des baies vitrées étant maintenant aussi celles… d’un restaurant ! Autrement dit, si vous voulez observer Tokyo depuis tous les angles de la tour, vous êtes obligé de consommer dans ce resto, plutôt gonflée comme stratégie je trouve ! Heureusement, la vue, elle, est toujours aussi magnifique ^^

 

Certes, de toute manière j’avais prévu d’aller y déjeuner, d’autant plus qu’il était déjà 13 h passées, mais tout de même…

 

Une chance encore que le repas coûtait moins de 1.000 yens, mais le choix étant restreint à trois plats d’origine européenne, j’ai opté pour les spaghettis bolognèse ^^

 

Après quoi, je suis redescendu prendre le métro, direction Ginza.

 

En fait, je voulais surtout y retourner pour revoir un peu le quartier, et sans la moindre intention de faire les magasins, de toute manière, vu l’état de mes finances maintenant, mieux vaut que je fasse attention, et puis ce ne sont que de grandes enseignes de type Mitsukoshi ou Matsuzakaya, ou l’on ne trouve que des vêtements de marque, style Takeo Kikoutcher… euh, pardon, je voulais dire Kikuchi :p

 

N’étant déjà pas amateur de marques en France, j’ai donc préféré laisser cela à des gens qui « n’ont pas les mêmes valeurs, très cher, voyez… » :)) Et le pire, c’est que j’en connais ^^

 

En revanche, je me suis souvenu en arrivant à Ginza qu’il existait à cet endroit un magasin de musique dans lequel, deux ans plus tôt, j’avais acheté quelques partitions, notamment des thèmes des animés Ghibli.

 

Et c’est avec l’espoir, cette fois, de trouver des partitions d’autres artistes de J-pop comme Rina Aiuchi, Takako Matsu ou encore Mai Kuraki que je suis allé directement chez Yamano Music.

 

Je n’ai pas mentionné ZARD pour une bonne raison, c’est que j’ai déjà les différents recueils disponibles chez moi (commandés au fur et à mesure sur internet)… et donc, imaginez ma surprise lorsque par le plus grand des hasards, je suis tombé sur un nouveau songbook dont je n’avais encore jamais entendu parler ! ^^

Une compilation apparemment récente et comprenant notamment des chansons des derniers albums telles que « Hoshi no kagayaki » ou encore « Kanashii hodo anata ga suki »… et même « Good-bye my loneliness », le tout premier single !... Il y a des moments comme ça où l’instinct l’emporte sur la raison et où on ne cherche même pas à comprendre, on fonce ! Et au diable mon compte en banque ! ^^

 

Et vous allez voir que ce n’est pas fini…

 

En sortant de chez Yamano, j’étais d’humeur plutôt guillerette (toujours quand je trouve des partitions qui me plaisent) et j’ai traversé la rue pour aller m’offrir un frappuccino au Starbucks du coin ^^

 

Après quoi, comme je devais faire des essais pour la webradio avec Akito, j’ai repris la direction de l’hôtel.

 

Et là, les choses ont commencé à se gâter…

 

Tout d’abord, il a fallu configurer le plug-in de diffusion et comme je le craignais, le firewall de l’hôtel faisait obstacle. Heureusement, Akito avait la solution ! ^^

Par contre, impossible de parler au micro, on n’entendait absolument rien !

Durant toute la fin d’après-midi, nous avons poursuivi les essais, en vain, le micro semblait mort…

La seule solution nous paraissait donc être d’acheter un nouveau micro, bien que cela ne m’enchantait guère, d’une part à cause de mon budget qui allait encore en prendre un coup dans l’aile, et d’autre part parce que ça m’obligeait à ressortir une nouvelle fois, à presque 21 h pour filer jusqu’à Ueno, soit entre 20 et 30 minutes de marche nocturne, idem pour le retour. Mais bon, qu’à cela ne tienne, lorsque j’ai quelque chose en tête, je l’ai pas ailleurs ! ^^

 

Je suis donc parti avec l’intention d’aller chez Yodobashi à Ueno… en espérant toutefois qu’ils ne ferment pas avant 22 h. Espoir vain, ils fermaient à 21 heures et je suis arrivé devant le magasin au moment même où ils baissaient le rideau !

 

Pas découragé pour autant, je me suis mis à descendre Chuô dori, marchant de plus en plus vite dans la douce chaleur nocturne (la température avait nettement baissé et le vent s’était levé, ce qui n’était pas pour me déplaire sur le moment), à la recherche d’un autre magasin d’électronique encore ouvert…

 

On a beau dire que Tokyo est une ville qui vit la nuit, il n’empêche que j’ai trouvé porte close partout !... Moitié marchant, moitié courant, le cœur battant la chamade, j’ai continué ma route pour atteindre finalement le quartier d’Akihabara (regardez un plan de Tokyo pour voir la distance parcourue si vous voulez mais une chose est sûre, je n’aurais pas fait ça dans la journée !), où je pensais trouver des magasins encore ouverts… tu parles Charles ! Enfin, si, finalement, il en restait un, le Yodobashi Akiba, qui, lui, fermait à 22h !

 

Trempé de sueur et soufflant comme un phoque (j’exagère… enfin… quoique… ^^ ), j’ai foncé au 3e étage où j’ai fini par trouver un f… micro !

 

Bon bah il ne restait plus qu’à espérer que ça marche.

 

Je suis redescendu prendre le métro pour remonter jusqu’à Ueno (au point où j’en étais, j’allais pas chipoter pour 160 yens de plus), et de là, nouvelle marche au pas de course jusqu’à l’hôtel.

 

Et une fois le micro branché, j’avais la certitude cette fois définitive et absolue… que cet ordinateur est une merde infâme pourrie jusqu’à l’os et tout juste bonne à servir de dessous de plat !!

 

Le micro, lui, fonctionne très bien, je l’ai testé sur le camescope… mais sur l’ordinateur, le résultat est toujours le même.

Conclusion : carte son pourrie + carte graphique pourrie (je ne peux même pas lire un DVD sur ce truc !) = ordinateur pourri !

Et vu que l’ensemble est bien entendu intégré à la carte mère, et que le tout a au moins 5 ans, voire plus, inutile espérer changer quoi que ce soit, autant changer l’ordinateur tout de suite !

 

En gros, en fait d’ordinateur, j’ai acheté une machine à écrire ;__ ;

C’est une certitude, plus question d’acheter ce genre de matériel d’occasion sur priceminister, quand je pense que le vendeur était un « professionnel »… professionnel de l’arnaque oui !

 

Je pense qu’il est inutile de préciser que l’émission est donc annulée par la force des choses, pour les fidèles de WSF j’en ferai peut-être une à mon retour, depuis chez moi, avec les nouveautés que j’aurai ramenées d’ici bien sûr… et ce nouveau micro, histoire qu’il serve au moins à quelque chose ! ^^

 

Sur ce, éreinté, crevé, et surtout dégouté, j’ai éteint cette bécane à la noix et je suis allé me coucher !

Par Tochiro
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Jeudi 16 août 2007 4 16 /08 /Août /2007 15:13

Lorsque j’étale devant moi mon plan de Tokyo, il y a maintenant une constatation qui me saute aux yeux : je suis allé quasiment partout !

 

Enfin, quand je dis partout, entendons-nous bien, je parle dans tous les principaux quartiers, du Nord au Sud : Ikebukuro, Ueno, Asakusa, Shinjuku, Ginza, Shibuya, Harajuku, Roppongi, Odaiba, Tsukiji… et j’en passe !

Bien entendu, je parle de mes deux voyages, je n’ai pas fait tout ça cette année ! Alors à moins de retourner dans des lieux déjà connus, dorénavant, il me faut me creuser chaque jour la cervelle pour trouver comment occuper ma journée… oui, je sais, certains vont trouver ça incroyable de s’ennuyer au Japon, mais ceux-là n’y sont probablement jamais allé ! Et le Japon, c’est comme partout dans le monde, au bout d’un moment, le choix se restreint, et puis je ne vais pas faire des choses qui ne m’attirent pas personnellement, comme le Kabuki ou les musées… et la perspective de marcher au hasard dans les rues de Tokyo dans la fournaise ne me tente que très moyennement ^^

 

C’est pourquoi, à force de passer devant tous les jours et de voir sans arrêt cette affiche, je me suis décidé, ce matin, à aller… au cinéma ! Tout simplement, si j’ose dire. Après tout l’idée n’était pas si bête et me permettait par la même occasion d’échapper à la chaleur suffocante qui sévit entre 9 h et 15 h… au moins pendant deux heures.

 

J’en ai donc profité pour aller voir, en japonais cette fois puisque je l’ai déjà vu en français « Harry Potter et l’Ordre du Phénix », une façon comme une autre de tuer le temps et de voir ce que j’étais capable de comprendre dans la version japonaise, sans pour autant m’ennuyer puisque je connaissais déjà l’histoire et pas qu’un peu :)

 

Par ailleurs, ça m’a permis d’avoir un aperçu du doublage japonais d’un film occidental, et franchement, ça ne choque pas ^^

Evidemment, comme beaucoup d’entre vous sans doute, et à plus forte raison en tant que fansubber, j’ai l’habitude de regarder couramment des vidéos en langue nippone, mais pourtant, j’étais curieux malgré tout… en tout cas ça passe mieux que le doublage français, du moins sur ce film là ! (cf. ma critique de la VF sur le forum de Waga Seishun no Fansub ^^)

La seule voix qui m’a interpellé est celle de Snape (Rogue en VF), réellement grave, caverneuse, carrément d’outre-tombe ! J’ai vraiment trouvé ça bizarre, surtout connaissant sa voix originale, très proche de celle de la VF.

 

Après le film, je suis allé déjeuner, avant de faire un saut chez Tsutaya, grande enseigne qu’on pourrait comparer à la FNAC chez nous… et j’en suis ressorti une nouvelle fois avec de nouveaux CDs et DVDs dans mon sac ^^

 

A ce propos, j’ouvre une petite parenthèse à l’intention de ceux qui aiment la J-pop ou qui souhaiteraient en avoir un aperçu. Je vais tâcher de préparer une webradio spéciale, en direct de Tokyo, samedi après-midi (enfin samedi soir pour moi, donc vers 14 h en France) au cours de laquelle je diffuserai uniquement de la j-pop. Certains d’entre vous connaissent déjà le principe sans doute puisque j’ai animé déjà 4 émissions de ce type l’an passé, et bien que la dernière m’ait donné envie d’arrêter (voir le forum de WSF…), compte tenu des circonstances, je suis prêt à re-tenter l’expérience pour ceux qui le souhaitent et qui peuvent se rendre disponibles samedi en début d’après-midi.

Concernant l’aspect technique, je pense que je publierai un article spécial à cet effet, même si cela n’a rien de compliqué, dans tous les cas, vous aurez besoin d’une connexion à internet, et du logiciel Winamp (ou éventuellement VLC pour ceux qui sont allergiques à l’autre). De toute manière, il faut d’abord que je procède à des essais pour être sûr que cela marchera depuis ici et via mon ordinateur portable préhistorique… ^^

Fin de la parenthèse.

 

Afin d’occuper mon après-midi, je n’ai rien trouvé de mieux à faire, après le cinéma, que… d’aller au zoo !

 

Pagode Ueno En même temps, ce n’est pas n’importe quel zoo non plus, le zoo Panda d’Ueno est l’un des plus célèbres du Japon et du monde entier, notamment pour ses pandas géants (désolé, la photo est un peu floue mais les flashes étaient interdits). Il abrite également une pagode et s’étend sur une surface assez importante, croyez-moi, il faut un certain temps pour le visiter !

 

Résultat des courses, je suis sorti du zoo vers 17 h ! Et une fois n’est pas coutume, je suis retourné à l’hôtel où, je l’avoue, j’ai piqué une sieste ^^

C’est que je commence à être fatigué avec toutes ces expéditions à droite et à gauche, si ça continue, je vais être plus crevé lorsque je vais reprendre le boulot que je ne l’étais avant de partir… du coup, hé ben ce sera tout pour aujourd’hui et je vous dis : oyasumi nasai ! :)

Par Tochiro
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Mercredi 15 août 2007 3 15 /08 /Août /2007 16:23

Il est des jours comme ça qui comptent plus que d’autres… il est des émotions qui laissent des traces et des souvenirs qui ne s’effacent pas… il est des êtres exceptionnels que l’on n’oubliera jamais…

 

Même dans un voyage comme celui-ci, il peut arriver que l’on se laisse emporter par la force d’un sentiment qui vous ferait presque oublier tout le reste.

 

Il y a deux ans, j’ai découvert ici même quelqu’un d’exceptionnel, grâce à qui j’ai pu vivre depuis lors d’intenses moments d’émotions sans cesse renouvelés, jour après jour… aujourd’hui encore je prends toujours autant de plaisir à entendre cette voix…

 

Ceux d’entre vous qui fréquentent régulièrement le forum de Waga Seishun no Fansub n’ont sans doute pas besoin que j’en dise d’avantage et pourront lire la suite en diagonale.

 

Cela peut paraître ridicule ou même puéril aux yeux de certains, mais pour ma part, je ne vois pas pourquoi un artiste ne pourrait susciter un sentiment de cette intensité.

 

Un sentiment qui ne peut que se trouver renforcé jusqu’à son paroxysme lorsque l’artiste en question disparaît tragiquement…

 

Le 27 mai 2007, Izumi SAKAI, auteur et interprète de ZARD (et pourrait-on dire même incarnation de ZARD à elle seule) décédait ici, à Tokyo, à la suite d’une chute accidentelle.

 

Le choc de l’annonce de sa disparition à l'âge de 40 ans a laissé des séquelles qui ne sont pas près de s’éteindre pour ses fans, dont je fais partie, c’est pourquoi c’est aujourd’hui encore et toujours, et même plus que jamais, une vive émotion dès qu’un évènement a lieu en mémoire d’Izumi.

 

Cet évènement, je l’ai plus ou moins annoncé hier à mots couverts, lorsque j’évoquais la sortie de deux albums initialement prévus aujourd’hui…

 

Ces deux albums sont deux nouveaux « selection album », autrement dit, pas de simples « best of » de ses plus grands succès (le Golden Best pour les 15 ans de ZARD était sorti l’année dernière…) mais une sélection de ses plus belles chansons et de celles qu’elle préférait, chacun accompagné d’un DVD. Deux albums aux titres en italien : « Brezza di mare » et « Soffio di vento » dont la sortie s’accompagnait de celle d’un livre officiel retraçant toute la carrière d’Izumi : « Kitto wasurenai » (je n’oublierai jamais), du titre d’une de ses chansons.

 

Voilà pourquoi je savais que cette journée ne serait pas comme les autres… voilà pourquoi je le laissais pressentir dans l’article précédent… voilà pourquoi j’évoquais la période de l’Obon et le retour de l’esprit des défunts… et voilà pourquoi j’ai retardé jusqu’à aujourd’hui ma sortie à Akihabara.

 

Je tenais à me procurer les deux albums et le livre chez Ishimaru, un des plus grands depaato de la « ville électrique », ainsi qu’est surnommé le quartier d’Akiba (abrégé de Akihabara). Bien m’en a pris.

 

Stand-Zard.jpg Ishimaru avait, pour l’occasion, mis les petits plats dans les grands… on sent bien qu’Izumi n’était pas n’importe qui ici.

 

Outre le grand stand principal à l’entrée de l’immeuble, il était possible de rédiger un message en mémoire de la chanteuse sur une petite carte à glisser dans une boîte sur le stand en question, ce que je ne me suis pas privé de faire.

 

Mais en plus, une affiche annonçait également ce que les japonais appellent un « event », en l’occurrence une projection de clips dans une grande salle au dernier étage, prévue à partir de 17 h l’après-midi, en hommage à Izumi. Je me suis bien entendu promis de revenir le soir même afin d’y assister…

 

L’autre aspect positif de cette sortie plutôt médiatisée (j’avais vu des publicités dans pratiquement tous les magasins de CDs depuis mon arrivée au Japon) c’est que j’ai pu à cette occasion compléter ma collection de singles, y compris parmi les plus anciens, même si je n’ai bien sûr pas tout trouvé, cela m’en fait désormais 19 sur 43, plus deux inédits sur lesquels j’ai mis la main aujourd’hui ! Ca n’a l’air de rien comme ça mais quand on est fan, on se fait l’effet d’avoir découvert un trésor !

 

Pour le livre, en revanche, j’ai cru halluciner quand le vendeur m’a annoncé qu’il était déjà épuisé !... en seulement 24 heures et dans un des magasins les mieux achalandés de la capitale japonaise, je ne m’y attendais pas.

 

Heureusement, il restait des stocks dans un des trois autres immeubles Ishimaru du quartier, un coup de fil du vendeur et en 10 minutes, le livre était là ! Je ne vois pas ce genre de situation arriver en France et se résoudre de la même façon…

 

J’ai tout de même fini par sortir de chez Ishimaru et j’ai fureté un peu dans le quartier avant d’aller déjeuner. Compte tenu de la projection qui m’obligeait à revenir à 17 heures, j’ai opté pour retourner tranquillement à l’hôtel vers 15 h, déposer mes affaires (mon sac à dos était plein, d’autant que j’ai aussi acheté trois jeux DS dont « Donkey Kong Climber » fraichement sorti au Japon ^^ ) et me changer.

 

En chemin, je me suis arrêté dans un magasin à côté de la gare de Ueno où j’ai acheté un nouveau sac à dos en prévision de mon départ d’ici quelques jours, une fois que j’aurai pu tester sa contenance, je verrai si je dois acheter ou non une autre valise…

 

Que dire de plus, le temps de me reposer un peu et je suis reparti en sens inverse pour revenir à Akiba assister à cet « event » spécial en mémoire d’Izumi.

 

Je suppose qu’en temps normal, la salle doit pouvoir accueillir les artistes en personne sur l’estrade, mais ici bien sûr, seul un écran géant était disposé sur le mur et les quelques fans présents (une trentaine environ, parmi lesquels je devais être le seul gaijin cette fois) ont pu assister, religieusement, le mot n’est pas trop fort, à la projection d’une dizaine de clips de ZARD… sachant qu’il n’existe aucun DVD regroupant lesdits clips jusqu’à présent, on peut vraiment considérer que ça valait la peine de faire le déplacement.

 

Mon seul regret est que le véritable hommage, qui consiste en un concert donné par divers artistes de J-pop, aura lieu, lui, dans un mois, en septembre prochain… il ne me reste qu’à espérer qu’il sera édité par la suite en DVD.

 

Après la projection, je suis retourné faire les boutiques d’Akiba, cette fois à la recherche de la figurine d’Athéna… Akiba que je n’ai pas trouvée ! Et pourtant Dieu sait que j’ai cherché ! Mais non, rien, des Myth Clothes, oui, mais point d’excellent model… hé bien ma foi tant pis, je m’en passerai ! De toute façon, je n’aurais même pas su où la mettre chez moi…

 

J’ai également fait le tour des boutiques high-tech afin de comparer les prix des iPods et je pense avoir trouvé celui que je vais me prendre… une fois que j’aurai fait mes comptes parce qu’avec toutes les dépenses d’aujourd’hui, il va falloir se serrer la ceinture durant les quelques jours qui restent !

 

Avant de mettre un point final à cet article, je voudrais m’excuser s’il vous a paru sans doute moins « palpitant » que les autres, il est vrai qu’au fond, je n’ai pas fait grand-chose aujourd’hui et que ma journée s’est déroulée essentiellement au rythme des chansons de ZARD, mais que voulez-vous, il y a des jours comme ça où l’émotion passe avant la passion…

Par Tochiro
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Mardi 14 août 2007 2 14 /08 /Août /2007 17:53

Peu de gens le savent, mais il y a deux ans, lors de notre premier voyage ici, avec Akito, nous avions eu droit aux honneurs de la presse télévisée puisque TV Tokyo était venu au ryokan nous interviewer… ceux qui ne me croient pas n’ont qu’à demander confirmation à Akito, d’ailleurs c’est lui qui parlait ! ^^

A l’époque, il s’agissait d’un reportage sur le ryokan en question… cette année, j’ai eu droit moi aussi à mon interview ce matin au petit déjeuner, pas pour la télévision en revanche mais pour la presse écrite, et en l’occurrence sur le thème des restaurants japonais pour un magazine spécialisé destiné aux patrons de ces restaurants.

Bon, bien sûr l’impact n’est pas le même, mais enfin c’est déjà pas mal hein ^^

 

Par contre, je vous arrête tout de suite, l’interview a été menée de bout en bout en anglais. De toute manière, vu mon niveau de jap, j’aurais eu du mal à répondre (et déjà à comprendre) à certaines questions et puis la journaliste n’a pas cherché à comprendre, m’adressant directement la parole en anglais, je lui ai répondu de même. D’ailleurs, il me semble qu’Akito aussi s’était exprimé en anglais il y a deux ans ^^

 

Voilà pour la petite anecdote, mais alors ne cherchez pas cette interview, je n’ai même pas vu le titre du magazine… et puis si ça se trouve, ce que j’ai dit ne l’intéressera pas suffisamment pour être publié ^^

 

De toute façon, vous, vous avez ce blog, et c’est bien mieux, non ? :)

 

Après ce petit quart d’heure de gloire, je suis remonté dans ma chambre avec en tête une question que je vais sans doute me poser souvent désormais : où aller aujourd’hui ?

 

Hé oui, c’est que je commence à connaître Tokyo mine de rien !

 

J’avais d’abord pensé aller à Kamakura voir le grand Bouddha, mais ça faisait loin, il fallait prendre un train de la JR (et mon JR Pass ayant expiré, j’aurais dû payer le billet), tout ça pour voir une statue de Bouddha, et Akito m’avait dit il y a deux ans que ça ne lui avait pas laissé un souvenir mémorable (nous n’avions pas fait toujours les mêmes visites).

 

Finalement, après avoir consulté mon guide, j’ai choisi de me rendre au Nord Ouest de la ville, dans le quartier de Ikebukuro et plus particulièrement au centre Sunshine City, en haut duquel se trouve un grand aquarium semble-t-il assez réputé.

 

Petit détail, à peine sorti du métro, je suis tombé sur un magasin RecoFan, vous vous souvenez ? J’étais allé à celui de Shibuya l’autre jour…

Toujours friand de J-pop, j’ai voulu aller y faire un saut : fermé :(

De nombreux magasins n’ouvrent qu’à 11 heures en fait ici, c’est quelque chose que j’ai constaté un peu à mes dépends depuis mon arrivée… qu’à cela ne tienne, j’irai au retour !

 

L’aquarium de Sunshine City… ah oui ça pour être réputé, il en a l’air !

Jamais je n’avais vu un monde pareil dans ce genre d’endroit ! Vous vous rappelez de la visite à la Tokyo Tower ? J’avais dit que le pire était à venir… hé bien le pire est arrivé ! Pire qu’un RER bondé à l’heure de pointe ! Pas moyen d’avancer, un vrai chemin de croix pour arriver jusque devant les vitres, et des gniards, des mioches, des mouflets partout ! Et ça hurle !... Je vais passer pour un monstre, mais par moments, j’étais à deux doigts d’en choper un par la peau du cou et de le balancer dans le vivarium des piranhas ! Non mais sans blague !

 

Mis à part cet inconvénient fort désagréable qui m’a donné envie que la visite se termine rapidement, il faut avouer que les animaux marins (ou autres) présentés étaient forts sympathiques, les décors bien réalisés, et, chose très positive, il était possible de filmer ou de prendre des photos ! Malheureusement, étant donné le monde présent à l’intérieur, il a fallu faire un choix et j’ai donc décidé de garder le camescope au poing durant toute la visite, il vous faudra donc patienter pour admirer cette faune sous-marine venue des quatre coins du globe… mais vous en aurez plein les mirettes, croyez-moi, je crois que j’ai dû filmer un bon quart-d’heure de rushes en tout ^^

 

Une fois sorti de l’aquarium, j’étais tout trempé bien sûr… ^^

Trève de plaisanterie, je me suis hâté vers l’ascenseur et suis ressorti dans la fournaise de midi pour reprendre le métro, non sans faire un petit détour chez RecoFan auparavant.

 

Je n’y ai rien acheté mais ça a failli ! En effet, ils ne vendent pas que du vieux, il y a aussi des CDs neufs, et voilà que je tombe sur deux albums apparemment sortis aujourd’hui… alors que je croyais que la sortie était pour demain ! J’avais prévu de me les acheter à Akihabara et je vous assure que j’ai hésité… mais mon porte-monnaie a tranché : cet achat n’était pas prévu et le budget ne suivait pas, ça sera donc pour demain… et puis il n’y avait que les CDs, pas de trace de l’art-book…

 

J’ai donc repris le métro, direction l’autre bout de Tokyo, non loin du Rainbow Bridge à nouveau, mais cette fois je suis resté sur Honshu ^^

 

Enfin presque !

 

Je suis allé jusqu’à Hinode Pier prendre le bateau (un genre de bateau-mouche hein, pas un chalutier évidemment ! ^^) pour remonter la rivière Sumida jusqu’à Asakusa au Nord de Tokyo.

 

Croisière Sumida Si vous n’êtes jamais allé au Japon, ou même si vous y êtes déjà allé mais que vous n’avez pas fait cette mini-croisière, je vous le conseille vivement, ça vaut son pesant de cacahuètes ! C’est l’occasion de découvrir Tokyo du Sud au Nord depuis la rivière en passant sous une douzaine de ponts de couleurs différentes (on ne passe pas sous le Rainbow par contre hein, il est plus au Sud, mais la vue sur celui-ci depuis la baie est superbe), très franchement, ça m’a laissé un excellent souvenir ! Et faute de pouvoir vous rendre à Tokyo dans les prochains mois, vous découvrirez une bonne partie de cette croisière en vidéo… du moins là je m'adresse à mes proches et à ceux qui prennent les releazes de Waga Seishun no Fansub évidemment :)

 

Asakusa Une fois débarqué sur la terre ferme, je me suis remis de mes émotions dans un Starbucks Coffee avant de reprendre ma route pour le temple Sensoji (tiens un temple, ça faisait longtemps !) qui, lui, m’avait échappé il y a deux ans, il faut dire qu’il est bien planqué l’animal, enfin je trouve, moi j’y suis arrivé presque par hasard, au détour d’une ruelle… mais j’ai donc finalement pu voir à mon tour la pagode (presque aussi belle que celle de Miyajima… presque ! ^^) et les deux énormes lampions !

 

Le jour commençant à décliner, je suis reparti pour Ueno.


Etait-ce parce que nous sommes en pleine période de l’Obon, la fête des morts, durant laquelle les esprits des défunts sont censés revenir parmi les vivants, toujours est-il qu’en traversant le parc d’Ueno, au bord du plan d’eau, j’ai senti un souffle de vent qui semblait déferler sur Tokyo…

 

…à suivre…

 

Par Tochiro
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Mardi 14 août 2007 2 14 /08 /Août /2007 17:38

Mon JR Pass a désormais expiré, terminé les escapades en Shinkansen en dehors de Tokyo, il est temps de prendre le métro et de se rendre aux quatre coins de la capitale.

 

Et quand je dis aux quatre coins, ce n’est pas qu’une image… il y a deux ans, nous avions essentiellement fait le centre de Tokyo : Shinjuku, le palais impérial, Ginza… cette année, j’ai choisi d’élargir un peu l’étendue de mes visites ^^

 

Pour commencer, j’ai fait d’une pierre deux coups en me rendant à Odaiba, ou Daiba, une île toute proche, dans la baie de Tokyo, où le Shogun avait entreposé autrefois ses canons pour faire face à l’envahisseur occidental… le moins que l’on puisse dire c’est qu’il s’est complètement planté, ça n’a pas empêché le Japon de s’ouvrir à l’Occident, ce qui est à la fois un bien et un mal.

En effet, je fais une petite parenthèse car je ne sais pas si c’est juste une impression mais j’ai le sentiment, cette année, par rapport à la dernière fois, que les japonais se sont occidentalisés à une vitesse vertigineuse, et pas en bien ! Un exemple, il y a deux ans, ce qui nous avait frappé, c’était en premier lieu la propreté des lieux publics… cette année, on ne peut plus en dire autant ! Certes, la ville est toujours bien plus propre qu’un dépotoir comme Paris mais plus autant qu’avant : mégots de cigarettes sur les trottoirs, bouteilles et canettes vides jetées un peu n’importe où, sac plastiques dans les cours d’eau, il ne manque plus que les crottes de chien et le tableau sera complet !

La politesse aussi part à vau-l’eau, pas une seule fois un(e) japonais(e) ne m’aurait tenu la porte, où que ce soit, et quand on la leur tient, pas un merci, rien. Il y a même des restaurants ou des magasins où ils ne disent plus un mot quand on y rentre, pas de « irasshaimase », rien ! C’est assez déstabilisant et j’en suis arrivé à me demander si la déferlante de touristes étrangers, et notamment français, n’y est pas pour quelque chose… à force de voir ces hordes de gaijin ne rien respecter, peut-être que les japonais en ont eu marre de donner l’exemple et que cela a entraîné un certain laisser-aller. Je me trompe peut-être mais ça n’a rien d’impossible, et si c’est le cas… soyez maudits, fichus boulets !

 

C’était le coup de gueule du jour… ^^

 

Revenons à nos moutons, j’ai dit que j’avais fait d’une pierre deux coups, en effet, je voulais visiter Odaiba, et cette île est reliée à Honshu (l’île principale du Japon) par le Rainbow Bridge, un des « monuments » les plus célèbres de Tokyo que vous avez sans doute tous déjà vu en photo au moins une fois dans votre vie. Je tenais à le voir également… et bien ça pour le voir, je l’ai vu… et j’y suis même passé dessus ^^

 

Effectivement, pour aller à Odaiba, il faut emprunter le monorail qui passe sur le Rainbow Bridge notamment :)

Enfin, je dis dessus mais je serais tenté de dire « dessous » ! Car ce pont, comme de nombreux grands ponts japonais reliant les différentes îles entre elles (c’était pareil entre l’aéroport de Kansai et Osaka) sont à deux étages. Un pour l’autoroute, un autre pour une route secondaire et une voie de chemin de fer… inutile de vous dire qu’il s’agit d’ouvrages colossaux, pas pour rien qu’ils sont célèbres !

 

Rainbow-1.jpg Arrivé sur l’île d’Odaiba, je suis descendu à la première station, Odaiba Kaihin Koen, située à côté de la seule plage de Tokyo. Non, je ne suis pas aller me dorer la pilule sur le sable, d’une part j’avais mieux à faire, et d’autre part il faisait plutôt gris et nuageux ce matin, malgré une chaleur déjà lourde.

 

Je me suis rendu dans le centre commercial situé à côté de la plage où j’ai flané un bon moment avant de me mettre en quête d’un restaurant. Malheureusement, les meilleurs d’entre eux étaient pris d’assaut (il n’y a pas que des gaijin, d’ailleurs je n’en ai presque pas vu à Odaiba) par les nombreux touristes japonais qui semblent tous profiter de leurs quelques jours de congés en même temps :(

 

Résultat, je me suis retrouvé dans un pseudo restaurant italien, tenu par des pakistanais parlant japonais… ^^

Vue du resto Le bon côté, c’est que j’étais face à une baie vitrée avec une vue splendide sur le Rainbow Bridge, le mauvais côté, c’est la cuisine… j’ai commandé une pizza aux fruits de mer et j’ai vu arriver une sorte de crêpe ridicule toute fine, à pâte dure qui craquait, avec quelques crevettes par-ci par-là, et pour accompagner le tout, en guise d’huile pimentée… du tabasco ! L’horreur… et pas donnée avec ça ! Je ne sais pas ce que les japonais ont contre la cuisine italienne mais entre les glaces et les pizzas, on n’est pas aidés !

 

Fuji TV Ceci fait, je suis ressorti rôtir au soleil (les nuages avaient disparu), parmi la foule, et j’ai continué mon périple à pieds à travers Odaiba, passant devant une mini statue de la liberté, l’immeuble de Fuji TV, une foire « Nissan », le musée maritime, pour finir au Venus Fort, un autre centre commercial, mais un peu trop orienté « fringues et autres accessoires féminins » à mon goût ^^ ;

 

Du coup, j’ai repris le monorail dans l’autre sens vers 15 heures, avec en tête l’idée de m’offrir une autre étape, et non des moindres...

 

Il y a deux ans, nous l’avions toujours contemplée de loin, sans pour autant nous en approcher, curieusement, l’idée ne nous était pas venue d’aller y faire un saut, et pourtant, aujourd’hui je me demande comment nous avons pu ne pas visiter la Tokyo Tower ?!

 

Tokyo-Tower.jpg Certes, nous étions allé au Tochô, le grand bâtiment de la mairie de Tokyo, celui qui ressemble à Notre-Dame de Paris, et nous avions fait l’observatoire… mais celui de la Tower n’est pas négligeable non plus !

 

Situé à 150 m de hauteur à peine pourtant (la tour en fait 333 au total, plus haute que notre Tour Eiffel), l’observatoire offre une vue réellement impressionnante sur Tokyo. De là haut, on peut voir aussi bien le Tochô que le Rainbow Bridge, ou encore la Tour Mori. Non vraiment, ça vaut le détour… il n’y a qu’un seul petit problème : le monde ! Evidemment, la Tokyo Tower est prise d’assaut, aussi bien par les japonais que par les gaijin, et comble de malheur, en été, les enfants sont en vacances, si vous voyez ce que je veux dire… en clair, ça piaille de tous les côtés, ça court partout, ça vous marcherait dessus si c’était possible ! Un vrai parcours du combattant pour se frayer un chemin jusqu’aux vitres… et pourtant, ça n’est pas le pire, vous verrez dans le prochain article ^^

 

Enfin, on se console avec la vue magnifique sur Tokyo… Vue de la Tokyo Tower

 

Au retour, n’ayant plus qu’une envie, c’est de plonger dans un ofuro bien chaud et de me reposer, je suis passé dans un combini afin de prendre quelque chose que je pourrais manger plus tard dans la soirée. Un combini, je ne sais plus si je l’ai déjà expliqué, c’est une sorte de supérette ouverte 24h/24. Enfin là je ne sais pas si elle est ouverte tout le temps mais en tout cas on y trouve un peu de tout et ce n’est vraiment pas cher (j’ai trouvé ton thé Akito ! ^^ ).

 

Au final, une journée que je n’oublierai pas de si tôt, et durant laquelle j’ai pas mal filmé également, mais ceci, vous le verrez plus tard… ^^

Par Tochiro
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Lundi 13 août 2007 1 13 /08 /Août /2007 17:02

Le dimanche au Japon, dans de nombreux quartiers de Tokyo, c’est un jour comme les autres. Certes, dans les coins moins fréquentés, comme ici autour de Ueno, et plus particulièrement autour de Nezu, les magasins sont fermés. Mais dans les quartiers tels que Shibuya ou Harajuku, il faut regarder un calendrier pour savoir qu’on est dimanche !

 

C’est là que je me suis rendu aujourd’hui, dans les deux quartiers voisins que, soi disant, tout oppose, histoire de vérifier si le dicton  « Shibuya yuuri, Harajuku fuuri » (Shibuya les avantages, Harajuku les ennuis) se vérifiait.

 

Direction Shibuya donc, l’un des quartiers les plus branchés de la capitale, où nous étions déjà allés il y a deux ans, notamment à l’occasion d’un concert gratuit de Chieco Kawabe… je crois que quelqu’un s’en souvient encore ^^

 

Shibuya, où il est impossible, voire sacrilège, de ne pas venir présenter ses respects au seigneur du lieu, le vénérable Hachiko !

Bon, ceux qui connaissent vont bien rire, mais je trouve que c’est la moindre des choses… enfin quand je dis présenter ses respects, j’entends s’arrêter pour le voir quoi ^^

 

Hachiko Alors pour ceux qui ne connaîtraient pas encore Hachiko, un bref rappel : Hachiko était, dans les années 1920, le chien d’un honorable professeur (de musique il me semble). Le fidèle animal attendait chaque soir son maître devant l’université. Jusqu’où jour où le maître en question, victime d’une attaque, n’est pas revenu… Malgré cela, le chien, d’une fidélité à toute épreuve, a continué à l’attendre tous les soirs jusqu’à sa mort, et ce pendant 7 ans ! Propulsé à la une des journaux de l’époque, devenu véritable symbole de la fidélité japonaise, Hachiko a été par la suite empaillé et mis dans un musée, et une statue lui a été érigée devant la sortie principale de la gare de Shibuya, c’est là que se donnent rendez-vous nombre de Tokyoïtes. Alors pour quelqu’un comme moi qui considère en plus la fidélité comme une chose quasi-sacrée, impossible de passer à côté du brave toutou ! ^^

 

Ceci fait, ma foi, je n’avais pas grand-chose de spécial à faire à Shibuya, sinon des emplettes, donc direction des Depaato (grands magasins) et à moi CDs et autres DVDs ! Ouh là là de la J-pop ! Ouh des animés ! Ouaf ouaf ! :p Dommage, je n’avais personne pour me tenir en laisse, il a donc fallu que je gère tout seul mon budget, ça n’a pas été facile… mais au final, et au bout de plus d’une heure, me voilà ressorti avec déjà quelques singles et les derniers DVDs individuals de Dragon Ball ^^

 

Cependant, dans mes souvenirs de mon premier voyage, je me rappelais très bien de cette journée à Shibuya, et notamment d’un magasin de CDs et DVDs d’occasion, appelé RecoFan, que j’étais bien décidé à retrouver par tous les moyens, histoire surtout de ne pas trop plomber mon budget en achetant du neuf… Par contre, je me souvenais aussi qu’à l’époque, je l’avais trouvé par le plus grand des hasards en me promenant dans les rues, et je me souvenais aussi qu’une fois sorti, j’avais cherché la gare pendant un moment sous une pluie battante…

 

Point de pluie aujourd’hui mais un soleil de plomb (pour changer) et aucune idée de l’endroit où je pourrais retrouver ce magasin… donc, à nouveau, j’ai erré d’une rue à l’autre, à l’instinct, sans savoir où j’allais… et là, miracle, vous ne le croirez pas mais je suis tombé pile dessus en 5 minutes ! Il était là,  ce magasin où j’ai acheté il y a deux ans mon tout premier CD de ZARD notamment… ni une, ni deux, j’y suis allé, et en suis ressorti un bon moment plus tard avec de nouveaux CDs dans mon sac, ainsi qu’un DVD ^^

 

Après quoi, mon estomac m’a conduit au MacDo du coin… oui je sais, mais comme je l’ai déjà dit, on ne peut pas manger tous les jours des ramens ou des soba hein, et les MacDo ici, présentent à mes yeux deux avantages :

  1. les menus sont écrits en katakana et donc je peux les déchiffrer ^^
  2. ils ont toujours notre regretté double-cheese ! ^^ ; J’y peux rien… j’adorais le double-cheese ! :)

 

Après déjeuner, il était temps de reprendre la Yamanote pour descendre presque aussitôt, à la station suivante : Harajuku.

 

Cosplays.jpg Je m’étais bien sûr préparé à toute éventualité, et notamment celle de rencontrer des individus vêtus d’accoutrements plus déjantés les uns que les autres, Harajuku est en effet réputé, notamment les week-ends, pour être le rendez-vous des cosplayers et autres lolitas en manque de reconnaissance et qui ont besoin de se faire remarquer… personnellement, si je n’ai rien contre le cosplay, je trouve que la tendance gothique prédominante n’est ni plus ni moins qu’un signe de décadence avancé… enfin s’il n’y a que ça pour les satisfaire…

 

Effectivement, dès la sortie de la gare, on arrive sur un pont que j’ai, en mon for intérieur, surnommé aussitôt le « pont des cinglés », où on trouve un peu de tout : cosplay, lolitas, artistes divers… un beau mélange hétéroclite mais où je n’avais pas trop envie de m’attarder malgré tout.

 

De l’autre côté du pont, le grand parc de Yoyogi et sa forêt ombragée me tendait les bras, je me suis dit qu’une petite promenade sous les arbres serait la bienvenue… grossière erreur !

 

Yoyogi et ses gaijin Est-ce que cette forêt est signalée en gros dans tous les guides touristiques ? Est-ce qu’on en a parlé récemment dans les actualités ? Je l’ignore, mais toujours est-il qu’elle pullule (et croyez-moi, le mot est faible) de gaijin !!

 

Jamais jusqu’ici je n’ai vu une telle concentration de gaijin au mètre carré ! Ah oui, petit rappel pour les non-initiés, « gaijin » est l’abréviation de « gaikokujin » qui signifie « étranger », d’ailleurs le terme gaijin a une connotation péjorative et c’est bien pour ça que je l’utilise !

 

Je ne veux pas paraître soudain conservateur, réactionnaire ou quoi, mais sans doute les puristes me comprendront, nom d’un chien mais d’où vient ce soudain attrait pour le Japon de la part du touriste lambda ? N’y a-t-il donc plus sur cette planète un seul havre de paix qui ne soit pas pollué par la populace occidentale ? Je croyais que le Japon n’attirait que très peu les non-japonisants, quelle erreur !

 

Américains, russes, espagnols, allemands, italiens, et, le pire de tout, français ! Je n’ai quasiment pas entendu prononcer un mot de japonais autour de moi durant toute ma promenade dans ce bois, et par-dessus tout, j’ai surtout entendu parler Français ! Ma parole, on se serait cru dans le bois de Vincennes !

 

D’ailleurs ce n’est pas nouveau, à vrai dire depuis le début de mon séjour ici, j’en croise partout, où que j’aille ! Aussi bien à Kyoto, qu’à Hiroshima, à Nikko, à Kawaguchiko (il y en avait même dans le bus que j’ai pris pour rentrer !)… ils sont partout, c’est une véritable invasion !

 

Certes, bien sûr, dans le tas, il y a des « initiés » également, des japonisants, mais très peu… à croire que les autres ont confondu Tokyo avec Saint Tropez !

 

Je ne suis pas en train de dire que le Japon est un « domaine réservé » et que les autres n’ont pas le droit d’y aller, mais là j’ai l’impression que la moitié de la France s’est donné rendez-vous ici…

 

Pourquoi cela m’énerve-t-il autant me direz-vous ? Tout simplement parce que je suis venu ici chercher un dépaysement total, pour m’immerger le plus possible dans ce pays, si j’avais voulu rencontrer des Français, je serais resté à Paris !

 

Bref, cette balade en forêt fut un vrai supplice… et la goutte d’eau qui a fait déborder le vase !

 

Harajuku Enfin qu’à cela ne tienne, j’ai fait un petit tour et suis vite ressorti pour me diriger vers une des rues les plus fréquentées de Harajuku, et fréquentée, c’est rien de le dire, on n’avançait pas ! ^^

 

C’est la rue où l’on trouve toutes les boutiques de fringues « à la mode », la rue des « d’jeuns » quoi… bref pas un coin pour moi, mais ça valait tout de même la peine d’y jeter un coup d’œil, par simple curiosité ^^

Et puis, au passage, dans la rue adjacente, j’ai trouvé un magasin « Book Off » d’où je suis ressorti avec de nouveaux CDs/DVSs… :)

 

De là, j’ai repris les lignes de la JR pour me rendre à Nakano, un peu à l’Ouest de Tokyo (vous savez, c’est sur la ligne Chuô, le rapide qui va à Takao…), afin de voir à quoi ressemblait le grand Mandarake.

 

Non, ce n’est pas la statue de je ne sais quelle divinité, c’est tout bêtement la référence en matière de magasin pour otaku ^^ En fait, c’est même une chaîne de magasins, il y en a dans tout le Japon. Je connaissais déjà celui de Shibuya, celui-ci est le principal et le plus grand.

 

Donc petit rappel si certains ne connaissent pas le terme « otaku », cela désigne, vulgairement, les férus de manga, jeux vidéo et autre animation japonaise… enfin un otaku, généralement, c’est tout de même quelqu’un qui ne vit presque que pour ça ! ^^ Y’a pire, remarquez, les hikikomori, mais je ne me considère ni dans une catégorie, ni dans l’autre, un peu « geek » sur les bords… bon, d’accord, très « geek », mais pas au point de ne plus sortir de chez moi… c’est vrai quoi, faut bien que j’aille bosser pour gagner de quoi aller dépenser dans ces magasins ! ^^

 

En l’occurrence, je vais vous étonner mais je n’ai rien acheté à Nakano !

Non car je n’ai rien trouvé qui m’intéresse… enfin pas tout à fait. C’est faux car j’ai trouvé ce que je cherchais, à savoir la figurine « excellent model » d’Athéna (Saint Seiya, pour les connaisseurs), et je précise qu’en temps normal je ne suis pas fan de figurines mais là… non vraiment elle est trop bien ! Mais je ne l’ai pas achetée, à cause de sa taille… j’ai un peu peur de ne plus pouvoir fermer la valise là… même si j’ai l’intention de renouveler mes bagages avant de partir, tant que ce ne sera pas fait, je crois que je vais m’abstenir de l’acheter. Pourtant elle n’était pas trop chère, à peine 3.500 yens (environ 25 euros). On verra d’ici la fin de mon séjour.

 

En attendant, j’ai flané de ci de là dans les diverses boutiques de ce Mandarake mais j’avoue que je m’attendais à mieux. S’il y en a qui passent leur vie devant Nolife TV, c’est là qu’a été tourné le reportage qu’ils ont fait dans cette chaîne de magasins… et c’est vrai qu’à la télé, ça paraissait grandiose (pourquoi j’ai tenu à y aller d’après vous ?), mais en vrai, bah… un peu déçu, c’est vrai.

 

Sur ces entrefaites, il ne me restait plus qu’à rentrer à Tokyo préparer la journée du lendemain et faire l’inventaire du butin de la journée… qui fut plutôt bonne ^^ Butin-12-ao--t.jpg

Par Tochiro
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