Branle bas de combat au saut du lit ce matin : le réveil n’a pas sonné ! Total, je me suis levé à 10 heures, plus la peine d’espérer prendre le petit déj à l’hôtel et pas question de s’éterniser si je ne veux pas me faire mettre dehors par la femme de ménage d’une part et si je ne veux pas arriver trop tard sur le lieu de ma dernière excursion… une chance que je n’aie pas eu besoin de faire une réservation pour le train !
En plus, la destination du jour est une de celles à laquelle je tiens le plus dans ce voyage : Kawaguchiko, sympathique petite bourgade (coucou Dav ! ^^) au bord d’un grand lac… encore un lac me direz-vous ? Oui certes, à la différence près qu’il est situé au pied du célèbrissime Fuji Yama !
Le volcan mythique mondialement connu et qui m’avait échappé de peu il y a deux ans, alors que nous étions à Hakone… certes, pas question d’en faire l’ascension, c’est un périple fastidieux digne de randonneurs chevronnés et qui s’étale sur plusieurs jours, un peu comme le Mont Blanc chez nous. Et là aussi, les japonais se pressent en grand nombre pour gravir leur Montagne, surtout qu’on ne peut le faire qu’en été, alors bien sûr, y’a foule !
Mais pour moi, le plus difficile sera déjà d’arriver jusqu’à Kawaguchiko, parce que croyez-moi, ce fut un véritable parcours du combattant ! Je n’ai jamais autant haï les transports japonais jusque là…vous allez voir !
Primo, prendre la Yamanote à Ueno, direction Shinjuku… où j’ai pris le « Rapide » de la ligne Chuô jusqu’à Takao, car il n’allait pas plus loin. Or ma destination, avec les trains de la JR, c’est la ville de Otsuki, et Takao se trouve grosso modo à mi-chemin…
Bien entendu, des trains partent de Takao pour rejoindre, entre autre, Otsuki… mais on était samedi et il m’a fallu poireauter trois quarts d’heure avant de pouvoir en prendre un ! Vu l’heure tardive de mon départ, j’en ai profité pour me faire un MacDo, vite fait bien fait (ah oui, vu les circonstances, au diable les plats japonais pour une fois !), à côté de la gare.
Retour dans le train, direction Otsuki… encore une heure de trajet et à peine arrivé, j’ai pas vraiment eu le temps de comprendre ce qui se passait, un train partait sur la voie d’à côté pour Kawaguchiko, j’ai suivi le mouvement et j’ai sauté dedans ! ^^
Or il me semblait bien que ce n’était pas un train de la JR, et donc mon JR Pass n’était pas valable. Moi qui ne suis pas du genre à voyager en fraude, j’étais déjà en train de me demander comment j’allais m’expliquer à l’arrivée sur le fait que je n’avais pas de billet… heureusement, le système japonais est bien fait sur ce point là, j’ai pu en acheter un au contrôleur, très sympa d’ailleurs, dans le train !
Ce qui est beaucoup moins bien en revanche, c’est la lenteur incroyable de cet espèce de tortillard qui a mis près d’une heure pour rejoindre Kawaguchiko ! Résultat des courses, j’y suis arrivé à trois heures de l’après-midi ! Encore heureux que je n’allais là-bas que pour voir le Mont Fuji… d’ailleurs pour ce qui est de le voir, ce n’était pas évident, entouré de bâtiments au sortir de la gare, on ne voyait que dalle !
Je suis descendu à pieds jusqu’au lac, d’où on le voyait encore moins (le Fuji hein, pas le lac, ça pour le voir, je l’ai vu !). Il ne restait donc qu’une seule solution : la plate forme d’observation du Mont Kachikachi, à laquelle on accède par un téléphérique… encore un moyen de transport qui ne me rassure pas ! Ah ça, moi, dès qu’on quitte le plancher des vaches, j’ai plus confiance ! ^^ Le bateau, passe encore, mais dès qu’on s’élève dans les airs… :(
Enfin, après tout ce n’était pas non plus le téléphérique de l’aiguille du midi, le trajet ne dure que 10 minutes et ça se passe assez bien.
Et effectivement, arrivé en haut, on ne peut qu’admirer la vue…
…et redescendre ! Ben oui, qu’est-ce que vous voulez faire d’autre ? ^^
De retour au bord du lac, j’ai eu envie d’une glace… mais alors s’il y a bien une chose sur laquelle les japonais ont décidément beaucoup à apprendre, c’est ça ! Mon Dieu mais c’est une catastrophe ! Quand ce n’est pas de la glace pilée avec du sirop, ce sont des coupes avec deux boules de glace au lait avec un peu de sirop, des fruits et… des corn flakes ! Je vous assure, je me suis demandé si on m’avait bien servi ce que j’avais demandé… Bref, si vous allez au Japon, oubliez les glaces pour vous rafraîchir et privilégiez plutôt les boissons dans les distributeurs, ça au moins ça désaltère à coup sûr ! ^^
Pour ma part, n’ayant plus rien à faire à Kawaguchiko, il ne me restait plus qu’à rentrer à Tokyo. Mais cette fois, plus question de refaire le trajet en train en sens inverse, ah non alors, j’ai pris le bus ! Ce que je m’étais refusé à faire pour l’aller en fait, car normalement, ils relient régulièrement Shinjuku à Kawaguchiko en 2h30, mais le trajet est payant bien sûr, or je tenais à profiter de mon pass… seulement là, je n’ai pas hésité à débourser 1.700 yens pour revenir par l’autoroute.
En plus c’était direct alors pourquoi se priver ? Et ça m’a donné l’occasion de voir les autoroutes japonaises… et leurs arrêts de bus ! Ca ça m’a scié… mais il y a des arrêts de bus sur l’autoroute comme nous nous avons la bande d’arrêt d’urgence !
Quoi qu’il en soit, la nuit tombait et j’en ai profité pour faire un petit somme dans le bus avant d’arriver à Shinjuku et de reprendre la Yamanote pour Ueno. Sur le chemin de l’hôtel, je me suis arrêté dans un petit resto, d’aspect un peu glauque j’avoue, mais pas cher, où j’ai commandé un plat à base de Kimuchi (chou pimenté, c’est d’origine coréenne) et une bière… mais je ne m’attendais pas à voir arriver une bouteille de 633 ml ! ^^
Ce n’est pas que je ne tienne pas l’alcool, surtout la bière (Asahi en plus, j’adore), mais là j’étais fatigué, et le kimuchi n’absorbe pas grand-chose… bref, une fois à l’hôtel, à peine le temps de prendre une douche et plonger quelques instants dans le ofuro, et au lit ! La journée fut courte ce jour-là, mais s'il est vrai que j'étais énervé à cause des transports, j'avais, en m'endormant, la satisfaction d'avoir vu le Fuji Yama :)