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Dimanche 12 août 2007 7 12 /08 /Août /2007 17:14

Branle bas de combat au saut du lit ce matin : le réveil n’a pas sonné ! Total, je me suis levé à 10 heures, plus la peine d’espérer prendre le petit déj à l’hôtel et pas question de s’éterniser si je ne veux pas me faire mettre dehors par la femme de ménage d’une part et si je ne veux pas arriver trop tard sur le lieu de ma dernière excursion… une chance que je n’aie pas eu besoin de faire une réservation pour le train !

 

En plus, la destination du jour est une de celles à laquelle je tiens le plus dans ce voyage : Kawaguchiko, sympathique petite bourgade (coucou Dav ! ^^) au bord d’un grand lac… encore un lac me direz-vous ? Oui certes, à la différence près qu’il est situé au pied du célèbrissime Fuji Yama !

 

Le volcan mythique mondialement connu et qui m’avait échappé de peu il y a deux ans, alors que nous étions à Hakone… certes, pas question d’en faire l’ascension, c’est un périple fastidieux digne de randonneurs chevronnés et qui s’étale sur plusieurs jours, un peu comme le Mont Blanc chez nous. Et là aussi, les japonais se pressent en grand nombre pour gravir leur Montagne, surtout qu’on ne peut le faire qu’en été, alors bien sûr, y’a foule !

 

Mais pour moi, le plus difficile sera déjà d’arriver jusqu’à Kawaguchiko, parce que croyez-moi, ce fut un véritable parcours du combattant ! Je n’ai jamais autant haï les transports japonais jusque là…vous allez voir !

 

Primo, prendre la Yamanote à Ueno, direction Shinjuku… où j’ai pris le « Rapide » de la ligne Chuô jusqu’à Takao, car il n’allait pas plus loin. Or ma destination, avec les trains de la JR, c’est la ville de Otsuki, et Takao se trouve grosso modo à mi-chemin…

Bien entendu, des trains partent de Takao pour rejoindre, entre autre, Otsuki… mais on était samedi et il m’a fallu poireauter trois quarts d’heure avant de pouvoir en prendre un ! Vu l’heure tardive de mon départ, j’en ai profité pour me faire un MacDo, vite fait bien fait (ah oui, vu les circonstances, au diable les plats japonais pour une fois !), à côté de la gare.

 

Retour dans le train, direction Otsuki… encore une heure de trajet et à peine arrivé, j’ai pas vraiment eu le temps de comprendre ce qui se passait, un train partait sur la voie d’à côté pour Kawaguchiko, j’ai suivi le mouvement et j’ai sauté dedans ! ^^

 

Or il me semblait bien que ce n’était pas un train de la JR, et donc mon JR Pass n’était pas valable. Moi qui ne suis pas du genre à voyager en fraude, j’étais déjà en train de me demander comment j’allais m’expliquer à l’arrivée sur le fait que je n’avais pas de billet… heureusement, le système japonais est bien fait sur ce point là, j’ai pu en acheter un au contrôleur, très sympa d’ailleurs, dans le train !

 

Ce qui est beaucoup moins bien en revanche, c’est la lenteur incroyable de cet espèce de tortillard qui a mis près d’une heure pour rejoindre Kawaguchiko ! Résultat des courses, j’y suis arrivé à trois heures de l’après-midi ! Encore heureux que je n’allais là-bas que pour voir le Mont Fuji… d’ailleurs pour ce qui est de le voir, ce n’était pas évident, entouré de bâtiments au sortir de la gare, on ne voyait que dalle !

 

Je suis descendu à pieds jusqu’au lac, d’où on le voyait encore moins (le Fuji hein, pas le lac, ça pour le voir, je l’ai vu !). Il ne restait donc qu’une seule solution : la plate forme d’observation du Mont Kachikachi, à laquelle on accède par un téléphérique… encore un moyen de transport qui ne me rassure pas ! Ah ça, moi, dès qu’on quitte le plancher des vaches, j’ai plus confiance ! ^^ Le bateau, passe encore, mais dès qu’on s’élève dans les airs… :(

 

Enfin, après tout ce n’était pas non plus le téléphérique de l’aiguille du midi, le trajet ne dure que 10 minutes et ça se passe assez bien.

 

Et effectivement, arrivé en haut, on ne peut qu’admirer la vue… Fuji.jpg

 

…et redescendre ! Ben oui, qu’est-ce que vous voulez faire d’autre ? ^^

 

De retour au bord du lac, j’ai eu envie d’une glace… mais alors s’il y a bien une chose sur laquelle les japonais ont décidément beaucoup à apprendre, c’est ça ! Mon Dieu mais c’est une catastrophe ! Quand ce n’est pas de la glace pilée avec du sirop, ce sont des coupes avec deux boules de glace au lait avec un peu de sirop, des fruits et… des corn flakes ! Je vous assure, je me suis demandé si on m’avait bien servi ce que j’avais demandé… Bref, si vous allez au Japon, oubliez les glaces pour vous rafraîchir et privilégiez plutôt les boissons dans les distributeurs, ça au moins ça désaltère à coup sûr ! ^^

 

Pour ma part, n’ayant plus rien à faire à Kawaguchiko, il ne me restait plus qu’à rentrer à Tokyo. Mais cette fois, plus question de refaire le trajet en train en sens inverse, ah non alors, j’ai pris le bus ! Ce que je m’étais refusé à faire pour l’aller en fait, car normalement, ils relient régulièrement Shinjuku à Kawaguchiko en 2h30, mais le trajet est payant bien sûr, or je tenais à profiter de mon pass… seulement là, je n’ai pas hésité à débourser 1.700 yens pour revenir par l’autoroute.

En plus c’était direct alors pourquoi se priver ? Et ça m’a donné l’occasion de voir les autoroutes japonaises… et leurs arrêts de bus ! Ca ça m’a scié… mais il y a des arrêts de bus sur l’autoroute comme nous nous avons la bande d’arrêt d’urgence !

 

Quoi qu’il en soit, la nuit tombait et j’en ai profité pour faire un petit somme dans le bus avant d’arriver à Shinjuku et de reprendre la Yamanote pour Ueno. Sur le chemin de l’hôtel, je me suis arrêté dans un petit resto, d’aspect un peu glauque j’avoue, mais pas cher, où j’ai commandé un plat à base de Kimuchi (chou pimenté, c’est d’origine coréenne) et une bière… mais je ne m’attendais pas à voir arriver une bouteille de 633 ml ! ^^

Ce n’est pas que je ne tienne pas l’alcool, surtout la bière (Asahi en plus, j’adore), mais là j’étais fatigué, et le kimuchi n’absorbe pas grand-chose… bref, une fois à l’hôtel, à peine le temps de prendre une douche et plonger quelques instants dans le ofuro, et au lit ! La journée fut courte ce jour-là, mais s'il est vrai que j'étais énervé à cause des transports, j'avais, en m'endormant, la satisfaction d'avoir vu le Fuji Yama :)

Par Tochiro
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Dimanche 12 août 2007 7 12 /08 /Août /2007 16:58

Maintenant que me voici à Tokyo, pas question pour autant de cesser mes « petites » excursions ! Mon JR Pass est encore valable jusqu’au 12 et je compte bien en profiter !

 

Ni une ni deux, me voilà parti pour la gare de Ueno (étape obligée de toute façon du moment que je quitte l’hôtel, à moins de prendre le métro) afin d’embarquer à bord d’un nouveau Shinkansen (un Tsubasa cette fois-ci, vert et gris, très joli ^^ ) à destination d’Utsunomiya, où je devais attendre environ trois quarts d’heure avant de prendre une correspondance pour Nikko.

 

Car telle est la prochaine étape. Certes c’est moins connu que Hiroshima mais le parc naturel de Nikko, ainsi que le temple Tosho Gu sont également des hauts lieux touristiques du Japon, situés à environ une centaine de kilomètres (un peu plus je crois) au Nord de Tokyo.

 

Malheureusement, si le parc est immense, la journée, elle, est courte, et une fois encore, il va falloir jongler entre les transports et sélectionner judicieusement les visites à faire.

 

Cette fois-ci, j’ai opté pour commencer par ce qui était le plus loin de la gare, c’est-à-dire le lac de Chuzenji, pour finir, sur le chemin du retour, par le Tosho Gu et le pont Shinkyo.

 

Et même si je n’aime pas ça, là il n’y avait pas d’autre alternative que de prendre le bus. Encore qu’ici, les bus, comme les trains, sont très confortables et climatisés, donc à la limite… oui sauf que la route qui mène au lac est des plus tortueuse et à flanc de montagne ! Ils ont intérêt à faire réviser les freins très souvent, c’est moi qui vous le dit, des virages pareils, je n’en ai vu qu’en Italie, dans les Appenins… ça ne dira pas grand-chose à la plupart d’entre vous sans doute (sauf peut-être à une personne) mais pour moi c’est une référence en la matière.

 

Chuzenji Quelques dizaines d’épingles à cheveux plus tard, donc, nous sommes arrivés au bord du lac Chuzenji. Evidemment, vu l’heure, il ne me restait plus qu’à trouver un restaurant. Le choix dans ce domaine est toujours délicat car cela dépend à la fois des plats, du prix mais aussi de ma capacité à pouvoir lire le menu ! Essayez donc de lire un menu entièrement en japonais, avec de surcroît une écriture un peu « calligraphiée », je sais pas si vous voyez ce que je veux dire… déjà qu’en temps normal, les kanji, c’est pas mon fort (même si j’en reconnais de plus en plus, mais malheureusement pas dans le vocabulaire culinaire ^^), alors là je vous dis pas… bref, si un plat est écrit en hiragana ou en katakana et que je le connais, au moins de nom, je choisis généralement un de ceux-là ! ^^

Et voilà pourquoi j’ai mangé ce jour-là un riz au curry !

Je parle bien sûr du vrai curry japonais, rien à voir avec l’espèce de machin jaunâtre qu’on essaie de faire passer pour du curry en France ! J’avoue que j’aime assez ce plat, donc ça tombait bien. Petite anecdote qui m’a étonnée, à la fin du repas, j’ai eu droit aux compliments de la patronne (enfin j’imagine que c’était elle, elles n’étaient que deux à tenir le resto) sur ma façon de manger avec des baguettes ^^

Bon, j’aurais préféré des compliments sur mon japonais mais ça je me doute bien que c’est pas demain la veille… quoi qu’il en soit, bah c’est déjà pas si mal ma foi, et puis j’ai si peu l’habitude des compliments !... :)

 

Cascade Kegon vue d'en haut Au sortir du restaurant, je suis allé marcher un peu au bord du lac avant de me diriger vers l’objet de ma visite à cet endroit (bah oui, si c’était juste pour voir un lac… bof), la cascade de Kegon.

 

C’est l’un des lieux les plus réputés de la région et j’avoue que ça vaut le détour ! En plus, afin de pouvoir l’admirer encore mieux, on peut prendre un ascenseur (si, si, c’est vrai, je déconne pas) qui permet d’arriver quasiment au pied de la chute.

En fait, on descend d’une centaine de mètres, et pendant la descente, un guide vous explique le topo en quelques phrases, et même si je n’ai pas tout compris, j’ai saisi au moins une chose, qui d’ailleurs en a fait rire certains dans la cabine, c’est qu’en bas, il fait froid… hé ben une fois arrivés à destination, lorsque les portes de la cabine se sont ouvertes, ceux qui s’étaient marré ont eu une drôle de surprise : il faisait effectivement froid !

 

Cascade Kegon vue d'en bas L’ascenseur débouche dans une sorte de tunnel au sol de béton trempé, lequel tunnel débouche sur une plateforme qui se trouve effectivement au pied de la chute ! D’ailleurs c’est pas compliqué, l’air est chargé de gouttelettes qui viennent vous fouetter le visage mais au moins vous êtes aux premières loges ! ^^

Pour ma part, j’ai trouvé ça très sympa, et surtout… rafraîchissant !

 

Après être remonté, je suis retourné prendre le bus (hé oui déjà) dans l’autre sens (en fait il prend une autre route, tout aussi sinueuse… d’ailleurs en chemin, nous avons dû nous arrêter à cause d’un motard qui avait pris un virage un peu trop vite et s’était retrouvé les quatre fers en l’air à côté de sa moto… plus de peur que de mal mais je pense qu’il va se mettre au vélo ^^), pour redescendre à Nikko.

 

Pont Shinkyo Je suis descendu du bus juste à côté du pont Shinkyô, construit en l’honneur du premier shôgun des Tokugawa, lequel, selon la légende, aurait traversé à cet endroit la rivière Daiya sur le dos de deux immenses serpents, avant d’emprunter un escalier de pierre menant au temple Tosho Gu.

 

En chemin, on trouve aussi le temple Rinnoji mais par manque de temps, je ne m’y suis pas attardé (et puis les temples, j’avoue que je commence à les connaître ^^).

 

Yomeimon.jpg Le Tosho Gu présente un intérêt particulier car il est tout simplement superbe. Sculptures et dorures sont vraiment somptueuses, il n’y a rien à dire, et notamment la grande porte Yomeimon à elle seule, vaut le coup d’œil !

 

Mais il existe également, juste à l’entrée du temple, un petit détail qui, malgré tout est célèbre dans le monde entier (et pourtant je suis sûr que quasiment Les trois singes personne ne sait d’où vient ce symbole), la porte des écuries. Sur cette porte se trouvent plusieurs sculptures représentant des singes (d’ailleurs à ce propos, bien qu’ils soient censés vivre en grand nombre dans le parc naturel de Nikko, je n’en ai pas croisé un seul… ), et l’une de ces sculptures représente les trois singes qui ne veulent ni voir, ni entendre, ni parler… ça vous rappelle bien quelque chose non ? Hé bien voilà d’où viennent les singes en question !

 

Bref, le Tosho Gu est un endroit incontournable, mais qui a un seul défaut… il ferme beaucoup trop tôt ! :(

En effet, je n’ai pu voir l’intérieur d’aucun des bâtiments, tous étaient en train ou avaient déjà été fermés, et pourtant il était à peine 16h30 lorsque je suis arrivé… inutile de vous dire que j’avais un peu en travers de la gorge les 1.300 yens que m’a coûté l’entrée ! Je n’ai même pas pu voir le « chat qui dort », une autre des curiosités du lieu !

 

En revanche, en redescendant, j’ai été attiré par des cris et des bruits que je n’arrivais pas à identifier… et m’écartant un peu du chemin, je suis tombé sur une grande bâtisse dans laquelle avait lieu… un entraînement de kendô ! Vous savez, ce sport de combat qui se pratique avec un sabre de bambou et où les participants portent une tenue qui tient à la fois de l’escrime et du ninjutsu (art des ninja). Hé ben je peux vous dire que c’est assez impressionnant à voir. Je n’ai pas vraiment pu me faufiler à l’intérieur et j’ai regardé, comme d’autres, à travers une des ouvertures, et il était difficile de prendre une photo, en revanche, j’ai tout de suite sorti le camescope ! ^^

Je ne sais pas ce que ça donnera exactement, en tout cas ne serait-ce que pour les cris qu’ils poussent (« Fight ! »), et leur façon d’y aller à fond, je pense que ça en intéressera plus d’un ! ;)

 

Finalement, puisque le temple était fermé, je suis redescendu à pieds jusqu’à la gare et je m’en suis retourné gentiment à Tokyo.

Par Tochiro
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Vendredi 10 août 2007 5 10 /08 /Août /2007 16:51

Le soleil s’est levé une dernière fois pour moi sur Kyoto, il est temps de remonter vers le nord et vers un lieu dont j’ai gardé un souvenir quasi intact, chargé d’émotion à tous points de vue, la capitale : TOKYO !

 

Mais avec mes pieds déjà meurtris par le soleil et les lanières des chaussures, sans compter les nombreux kilomètres parcourus, et avec une valise bien plus lourde qu’à l’arrivée puisque j’y ai mis toutes mes affaires cette fois, ordinateur portable inclus, sans poignée coulissante pour la tirer, il y a de quoi faire de ce retour un véritable chemin de croix.

 

Rien que le trajet de l’hôtel à la gare de Kyoto fut un enfer… obligé de me courber à moitié pour traîner cet espèce de sarcophage que j’arrivais à peine à soulever quand cela était nécessaire, sans parler du fait que je me la prenais sans cesse dans les mollets… non vraiment c’est décidé, je ne reviendrai pas avec ce truc en France ! D’une manière ou d’une autre, je me rachète des bagages à Tokyo avant de partir, valise + sac à dos tant qu’à faire ! Sinon je vais revenir dans un fauteuil roulant… :s

 

Qui plus est, une fois dans le shinkansen, j’ai dû garder durant tout le trajet cette monstruosité calée entre mes jambes et le siège de devant car trop grosse et trop lourde pour que je puisse la mettre dans le « porte bagages » au dessus de moi.

 

En me remémorant le trajet qui m’attendait une fois à la gare de Ueno pour rejoindre le ryokan où nous étions descendus il y a deux ans et où j’ai réservé à nouveau, j’ai pris une autre décision, celle de prendre un taxi pour ne pas avoir à le faire à pieds, et vu que j’allais arriver sur le coup de midi, c’était la dernière chose à faire !

 

Seulement voilà, tout ne s’est décidément pas passé comme prévu…

 

Pour commencer, j’ai eu un peu de mal à retrouver mes repères en gare de Tokyo, et je suis sorti… par l’arrière ! Impossible du coup de rejoindre la Yamanote (sorte de RER intérieur à Tokyo qui forme une boucle) sans faire le tour de la gare de Tokyo par l’extérieur… toujours traînant ce boulet derrière moi :’(

 

Tant bien que mal, j’y suis finalement parvenu (la gare est assez grande comme vous pouvez vous en douter, et on n'en fait pas le tour en 5 minutes...), et à midi pile, je sortais du train en gare de Ueno… où je me croyais sauvé ! Pas tout à fait…

 

D’abord, retrouver la sortie de cette gare, sans se tromper, et surtout trouver l’arrêt des taxis, cette fois, pas de problème.

 

Mais lorsque j’ai annoncé ma destination au chauffeur, alors là, surprise, il ne connaissait pas l’hôtel en question ! Pourtant, ce n’était pas très loin, on faisait le trajet à pieds tous les jours ou presque il y a deux ans…

Résultat, je me suis retrouvé à expliquer le chemin à un chauffeur de taxi, un comble ! Et pourtant, ils sont équipés d’un GPS dernier cri et tout… en plus il a pratiquement trouvé le moyen de se tromper, pour un peu et on prenait un sens interdit ! ^^

 

Heureusement, le souvenir que j’ai gardé de ce quartier est quasiment intact, ce qui fait que j’ai pu lui indiquer sans trop de problème la route à suivre une fois sur Shinobazu Dori (avenue Shinobazu), dont je me souvenais encore du nom ;)

 

Au bout du compte, je suis arrivé au ryokan où j’ai pu déposer la valise et je suis ressorti, le check-in se faisant toujours à partir de trois heures de l’après-midi, afin de chercher quelque chose à me mettre sous la dent, et retrouver mes repères dans le quartier.

 

Et là je dois dire que je me suis enfin senti à l’aise, dans mon élément, un peu comme si… comme si j’étais de retour « à la maison » ! ^^

Le simple fait de marcher dans les rues et de retrouver des endroits familiers m’a redonné le moral et fait oublier les déboires de la matinée.

 

J’ai déjeuné dans un petit restaurant non loin de l’hôtel, avant de repartir à pieds pour la gare de Ueno, histoire d’aller faire mes réservations pour le lendemain.

 

Temple Nezu Chemin faisant, j’ai retrouver au fur et à mesure tous mes repères… Carrefour Ueno la poste, les différents commerces, le café Colorado, le zoo, le Sofitel (en train d’être littéralement démonté !), le plan d’eau, le temple de Nezu (entièrement repeint), le cinéma, et le carrefour qui mène au quartier d’Akihabara… toujours en travaux, comme il y a 2 ans ! ^^

 


Mes réservations faites, je me suis offert un frappuccino Azuki (haricots rouges japonais sucrés, assez spécial mais pas dégueu) au Starbucks de la gare avant de retourner à l’hôtel prendre possession de ma chambre.

 

Et là, une autre surprise m’attendait, j’ai hérité de la même chambre qu’il y a deux ans, la n°33 ! J’en avais un peu rêvé, mais je ne pensais vraiment pas que ça arriverait.

 

Une fois la valise hissée au 2e étage avec l’aide de l’un des membres de la famille gérante de l’hôtel, je suis redescendu à la salle de bain dont je savais, pour l’avoir lu sur le site internet, qu’elle avait été refaite à neuf, et c’est rien de le dire ! Ca n’a plus rien à voir avec l’ancienne, l’alliance modernité / tradition est parfaitement réussie, c’est un vrai bonheur d’aller se plonger dans le ofuro le soir, croyez-moi ! ^^

 

Ceci fait, je suis remonté ranger mes affaires avant de sortir manger un morceau.

 

A mon retour, j’ai branché l’ordinateur et me suis connecté pour prendre contact soit par e-mail, soit par IRC, avec famille, amis, team… et c’est ainsi que s’est terminée ma première journée à Tokyo, avec notamment la publication des premiers articles de ce blog, dont vous n’avez plus qu’à attendre la suite ^^

Par Tochiro
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Vendredi 10 août 2007 5 10 /08 /Août /2007 16:33

Après une bonne nuit de sommeil et un petit déj expédié (plutôt radins dans ce ryokan au fond…), me voilà parti, sac au dos, camescope en bandoulière et appareil photo en poche pour une bonne virée à travers Kyoto.

 

Puisque je n’ai pas pu aller à Shikoku, autant profiter des divers lieux touristiques de la ville aux 3600 temples.

 

A commencer par le petit frère du Kinkakuji (le pavillon d’or), que j’ai vu il y a deux ans, le Ginkakuji (pavillon d’argent).

 

Si le premier est à l’Ouest, le second est complètement à l’Est de la ville, au pied du mont Daimonji, reconnaissable au loin grâce à l’immense « dai » () dessiné sur son flanc, et illuminé les soirs d’été durant la période de l’Obon, qui n’a lieu malheureusement que la semaine prochaine, et je ne serai plus ici, tant pis.

 

Par contre, j’ai dû faire l’essentiel du chemin à pieds puisque, comme je l’ai déjà dit, le métro de Kyoto est relativement inexistant… et j’ai horreur du bus ^^

 

Ginkakuji Après une bonne heure de marche, je suis arrivé au Ginkakuji… et avec une entrée payante, contrairement à son cousin d’or, je m’attendais à mieux !

En effet, le Ginkakuji n’a pas grand-chose d’extraordinaire, et le petit jardin qui l’entoure ne paie pas de mine non plus. D’ailleurs, au début, je l’ai même pris pour un temple annexe (je parle du Ginkakuji hein)…

 

Qu’à cela ne tienne, j’ai au moins pu m’acheter une furin dans l’une des nombreuses boutiques de souvenirs qui jalonnent la rue menant au temple, depuis le temps que j’en voulais une ! Pour ceux qui l’ignorent, les furin sont les petites cloches agrémentées d’une bande de papier sur laquelle est écrit un message et que les japonais accrochent l’été devant la porte de leurs maisons. Les quelques brises font alors tinter doucement la cloche… c’est très, comment dire… enfin moi j’adore :)

 

Depuis le Ginkakuji, toujours à pieds, j’ai emprunté la « tetsugaku no michi », la voie de la philosophie, une sorte de sentier pavé au bord d’un canal qui descend vers le sud. Ledit sentier est bordé de cerisiers et doit donc, d’après les photos, être magnifique au printemps. Ceci étant, il n’est pas désagréable non plus en été.

 

Nanzen Ji Une fois au bout du chemin, j’ai cherché le mien jusqu’au temple suivant de mon périple, le Nanzen Ji, où je ne me suis guère attardé, excepté autour de l’aqueduc, curiosité s’il en est dans un temple japonais !

 

L’heure de midi approchant, la chaleur a commencé à devenir une fois de plus insupportable et je me suis hâté vers la station de métro de Keage, une des rares qui figurait sur mon parcours, même si je devais descendre à la suivante… pour me rendre ensuite dans le quartier de Gion, célèbre pour être le « quartier des geishas ».

Temple Yasaka Alors ne les cherchez pas, elles ne se montrent pas comme ça, surtout à l’heure du déjeuner. Je n’en ai pas vu une seule (il faut tout de même pas mal de chance pour en croiser), même au temple de Yasaka, le plus important de Gion.

 

Après m’être un peu égaré dans les ruelles autour du temple, j’ai rejoint la route principale, sous un soleil de plomb, à la recherche de quelque chose à me mettre sous la dent, et décidé à me jeter sur le premier distributeur de boissons venu pour faire le plein de vitamines !

Si vous n’êtes jamais allé au Japon, vous l’ignorez peut-être mais les distributeurs de boissons poussent comme des champignons tous les 15 mètres environ dans les lieux les plus fréquentés, pas étonnant, étant donné la chaleur… et généralement, on y trouve du thé glacé et des boissons énergétiques, bourrées de vitamines et croyez-moi, ça fait du bien par où ça passe !

Kiyomizudera-Vue.jpg J’ai fini par trouver un petit resto sympa et après déjeuner, j’ai repris ma route pour monter vers le Kiyomizudera… le temple de l’eau pure.

 

C’est sans doute un des plus beaux fleurons de Kyoto avec le Kinkakuji. Le Kiyomizudera est réputé notamment pour proposer une des plus belles vue sur la ville, mais aussi pour sa source où l’on peut boire l’eau pure en question ! Une sorte de « fontaine de jouvence » à la japonaise en quelque sorte, mais l’expérience vaut le coup d’être tentée, et puis qui refuserait un bon gobelet d’eau bien fraîche avec 35 degrés à l’ombre ? :)

 

La source de l'eau pure Bien sûr, ça change d’Aquarius ou VitaminGuard mais ça fait un drôle d’effet… pour ma part, j’étais persuadé de boire une eau sacrée, unique au monde… oui je sais, ça fait très Goku espérant boire la Chôshinsui mais je n’ai vu aucun chat essayer de m’en empêcher… alors j’ai bu ! :)

 

… et une demi-heure plus tard, je cherchais désespérément des toilettes dans une station de métro ! :(

Je ne sais pas si elle est "pure" mais une des vertus de cette eau, c’est en tout cas celle de vous purifier les intestins… ^^

 

Après un tel périple (j’ignore combien de kilomètres j’ai marché), mes pieds n’en pouvaient plus, et une fois devant la gare de Kyoto, j’ai finalement abandonné mon projet de visiter encore la grande Pagode (au sud, de l’autre côté de la gare) et je suis retourné au centre commercial, notamment chercher d’autres souvenirs ou cadeaux divers.

 

Ceci fait, il était à peine 18 h mais n’en pouvant plus,  je me suis attablé dans un restaurant pour manger quelques sushis avant de rentrer péniblement à l’hôtel prendre une bonne douche et plonger mes pieds dans l’eau chaude (mais supportable cette fois) du ofuro avant de monter faire ma valise pour le départ à Tokyo du lendemain matin…

Par Tochiro
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Jeudi 9 août 2007 4 09 /08 /Août /2007 17:39

Après une nuit de sommeil courte mais sans rêves et reposante, debout à 6h30 pour aller prendre le Shinkansen, direction Hiroshima, première véritable étape de mon périple !

 

Ah j’en avais rêvé déjà il y a 2 ans, malheureusement, depuis TOKYO, le trajet en train, aussi rapide soit-il, était quand même trop long… et voilà la principale raison qui m’a fait choisir de m’installer à KYOTO pour commencer !

 

Changement de train à Okayama (j’ai voyagé dans un train à bec de canard, le pied non ? ^^ ) et c’est l’arrivée dans la ville tristement célèbre de Hiroshima, 62 ans presque jour pour jour après le premier bombardement atomique de l’histoire. En effet, celui-ci a eu lieu, je vous le rappelle, le 6 août 1945, et j’ai visité la ville le 7 août… la veille venaient donc d’avoir lieu les cérémonies officielles du souvenir, en présence du premier ministre, etc. Je le sais pour avoir vu les reportages à la télé la veille :)

 

Déjà, une fois à la gare, il faut trouver le moyen de se rendre au « genbaku dômu » (le dôme de la bombe) seul et unique vestige de l’ancienne Hiroshima, conservé en mémoire du drame.

 

Et pour ce faire, il faut prendre le tramway, moyen de transport qui, je l’avoue m’a paru légèrement inapproprié car la ville est grande et du coup, les temps de trajets sont assez longs (arrêts de tram tous les 200 m environ, sans parler des feux rouges…).

 

Genbaku-Domu.jpg La vision du genbaku dômu est assez stupéfiante… cette ruine qui se dresse entre les immeubles d’une part et le fleuve de l’autre m’a surpris. Je me serais attendu à un espace plus « désert » autour.

 

En tout cas, c’est affolant d’imaginer ce qui a pu se passer ce jour là à cet endroit. C’est en effet au dessus de ce dôme dont il ne reste plus que la charpente en piteux état qu’a explosé la bombe qui fit disparaître la ville… et quand on voit ce qu’elle est aujourd’hui, si cette ruine n’était pas là pour nous rappeler ce triste évènement, jamais on ne pourrait croire qu’il a eu lieu !

Ce qui pour moi a été le plus impressionnant, c’est de voir l’espèce d’escalier de métal, ou ce qu’il en reste, qui se trouvait à côté de la tour, qui a littéralement fondu sous l’effet de la chaleur provoquée par l’explosion atomique, on se croirait dans un tableau de Dali (enfin je crois), le métal est entièrement déformé… inutile d’imaginer le sort réservé aux habitants :(

Car la bombe n’a pas explosé au contact du sol mais alors qu’elle se trouvait encore dans le ciel, en pleine chute, juste avant l’impact… un éclair éblouissant et… plus rien.

 

Arche Hiroshima Memorial Il faut rendre hommage aux japonais d’avoir su trouver la force de reconstruire une ville comme celle-là après cet évènement.

 

De l’autre côté du fleuve, se trouve le parc du mémorial avec notamment la flamme et la cloche de la paix que les japonais viennent inexorablement faire sonner tous les ans, et se recueillir devant l’arche au-delà de laquelle on aperçoit l’autel de la flamme. Des centaines de bouquets de fleurs ornaient la plupart de ces monuments lorsque j’y suis passé, signes d’une blessure qui ne se refermera probablement jamais…

 

Une fois l’émotion passée, il était temps pour moi de me diriger vers la 2e étape de la journée, l’île de Miya, ou Miyajima. En effet, il serait un peu faux de dire « l’île de Miyajima », « shima » signifiant « île » en japonais (le kanji se prononce « jima » lorsqu’il est précédé d’un autre).

 

L’inconvénient, c’est que pour s’y rendre, il faut prendre le ferry depuis le port de Miyajima Guchi, un peu au Sud de Hiroshima. Et compte tenu de l’endroit où je me trouvais, en plein centre-ville, soit je reprenais le Miyajima.jpg tram jusqu’à la gare, d’où je prenais le train jusqu’à Miyajima Guchi, soit j’y allais depuis le parc du mémorial par le tram… j’ai choisi la 2e solution et je me demande si la première n’eut pas été préférable ! Une heure de trajet !... :(

 

Heureusement, la ligne de tramway s’arrête juste entre la gare JR et l’embarcadère (JR lui aussi d’ailleurs, au moins je n’avais même pas à acheter un billet ^^ ). Le temps de consulter les horaires des trains et je sautais dans le ferry-boat.

 

La traversée est rapide, en moins d’un quart d’heure, on atteint l’île de Miya, mais le spectacle est déjà au rendez-vous sur le pont du bateau, au fur et à mesure que l’on voit se rapprocher l’immense torii flottant…

 

Combien de fois l’ai-je vu en photo celui-là ! Une des figures emblêmatique les plus célèbres du Japon ! Le fameux torii de Miyajima n’était plus qu’à quelques encâblures et croyez-moi, je n’en ai pas perdu une miette !

 

Les daims de Miyajima A peine débarqué, nouvelle surprise dès la sortie de l’embarcadère : des daims !

 

Non je n’étais pas sous acides et je n’ai pas cru voir Bambi, c’étaient bien des daims… qui se baladent en liberté partout dans l’île d’ailleurs, on les trouve dans les rues, les jardins… et pour ainsi dire presque dans les maisons ! ^^

 

Et n’allez pas croire qu’ils sont farouches, au contraire, ils semblent parfaitement habitués à la compagnie des hommes, enfin des touristes, qui ne se privent pas d’aller les caresser et les mitrailler de leurs appareils-photo à bout portant, un peu plus et ils prendraient la pose ! :) Evidemment, je n’allais pas me faire prier, c’est pas tous les jours qu’on croise des daims à Paris…

 

Ca n’a rien à voir mais il était déjà 14 heures et je commençais à avoir l’estomac dans les talons (et non pas dans les daims… compris ? l’étalon… les daims… bon ok, je sors ^^ ), je me suis donc mis en quête d’un restaurant où j’ai savouré un excellent okonomiyaki ! Je ne vais pas m’éterniser à vous en donner la recette, donc voir Google hein :)

Toujours est-il que si désormais on en trouve aussi à Paris, rien de tel qu’un vrai de vrai au soleil du Japon ^^

 

Une fois rassasié, j’ai dû me dépêcher car le temps m’était compté hélas, avec un shinkansen à prendre en gare de Hiroshima à 17h45.

  Torii-Miyajima.jpg

Itsukushima.jpg Je me suis donc hâté en La pagode Goju no to direction du fameux torii qui fait face au temple de Itsukushima. Malheureusement, par manque de temps, je n’ai pu visiter ce dernier, ni prendre le téléphérique pour monter au sommet du Mont Misen d’où on a, paraît-il, une vue splendide sur la mer intérieure, j’ai tout juste pu me rendre au pied de la pagode « goju no tô » qui, à elle seule, vaut largement le détour car elle est magnifique et impressionnante.

 

La grande spatule Le temps d’acheter quelques souvenirs (la spécialité locale semble être la spatule à riz…) et me voilà reparti, via le Ferry puis le train, pour la gare de Hiroshima, et via le Shinkansen, pour Kyoto.

 

A l'arrivée, un excellent riz pilaf aux crevettes et champignons noirs (recette que je vais conseiller dès mon retour à un spécialiste du pilaf ^^) et me voici de retour à l’hôtel.

Une nouvelle journée s’est achevée à Kyoto.

Par Tochiro
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Jeudi 9 août 2007 4 09 /08 /Août /2007 17:23

Dimanche 5 août 2007, 8h55, gare de Metz…

Ca y est, le TGV Est démarre, cette fois c’est parti ! Avec une drôle d’impression cela dit… une sorte de cafard inexplicable et omniprésent, sans doute le fait de partir seul et aussi loin alors que ce n’était pas ce qui était prévu au départ… mais après tout, hein, c’est le grand retour quoi, merde ! Deux ans déjà depuis le premier et inoubliable voyage dont je me rappelle encore tous les détails, et j’ai hâte de retrouver Tokyo, et plus particulièrement le quartier de Ueno qui m’a tant manqué !

 

Allez, j’ai chassé le vague à l’âme et, tandis que le TGV arrive enfin sur la ligne à grande vitesse (pu… 20 ans que je l’attendais celle-là !), je me suis replongé dans « Anges et démons »… un bouquin passionnant d’ailleurs ^^

 

1h30 plus tard, arrivée gare de l’Est, et là, fini de rire, il faut traîner la grosse valise à la poignée de laquelle j’ai attaché une lanière, l’autre poignée, celle qui coulisse et permet de tirer normalement la valise est bloquée… souvenir de l’arrivée gare de Lyon après le premier voyage d’ailleurs ça tiens… :(

En plus, sur les bons conseils d’Akito, je me trimballe un sac de voyage plus gros que prévu, et en bandoulière… ah c’est pratique tiens !

 

Finalement, je suis arrivé sans trop de mal à Roissy et me suis débarrassé de la valise à l’enregistrement (ouf !) avant d’aller prendre un sandwich…

 

Le compte à rebours a commencé, moi qui ai une trouille bleue de l’avion, plus qu’une heure… allez, quand faut y aller hein… go !

 

14 h, décollage… et zou ! Direction Osaka Kansai International Airport !

Oui, comme je l’ai dit, j’ai commencé par l’Ouest de Honshu, donc il est plus commode d’atterrir à Osaka qu’à Tokyo ^^

 

12 heures de vol, mais cette année, je suis côté hublot, au moins ça me fait de l’occupation pendant un petit moment, passé la première frayeur du décollage, je me suis amusé à regarder défiler les paysages et les différentes villes, Lille, Rotterdam, Copenhague, Stockholm… enfin les environs quoi ! A quelques centaines de kilomètres près :)

 

Par contre, si je suis près du hublot, mon sac de voyage, lui, est dans le compartiment au dessus, et mes deux voisins ont chacun les écouteurs sur les oreilles et regardent un film… et vu l’espace quasi inexistant en classe éco pour se mouvoir, bon, j’ai remis ça à plus tard ^^

 

Au final, j’ai regardé deux films (« Faussaire » et « Le secret de Thérabitia », je ne garde de souvenir mémorable ni de l’un ni de l’autre), joué à un genre de Space Invaders et j’ai fini par trouver le moyen de récupérer mon sac et donc mon roman ^^

 

Enfin, après la traversée nocturne de la Russie et de la Mongolie, le soleil se lève à l’horizon, alors que nous survolons… la Chine ! Qu’à cela ne tienne, ça ne m’empêchera pas de sortir le camescope pour immortaliser l’instant, ça peut être utile, après tout je vais au pays du Soleil Levant non ? :)

 

Après un petit déjeuner qui commence déjà à me rester sur l’estomac (le décalage horaire sans doute), nous nous sommes posés sur l’aéroport de Kansai International, situé sur une île artificielle dans la mer intérieure du Japon, et bien entendu, dans la baie d’Osaka.

 

Passage obligé par la douane puis on récupère la valise (cool…) et en avant pour trouver le bureau de la JR (Japan Railways) où je vais pouvoir échanger mon JR Pass.

 

C’était ma première angoisse en arrivant au Japon, mais finalement ce fut très facile… et aussi l’occasion de prononcer mes premiers mots en japonais, en espérant vivement ne faire aucune faute mais surtout me faire comprendre ! Mission accomplie ! Un peu bafouillé mais je m’en suis sorti, ouf !

 

Mon JR Pass en poche, j’ai pu prendre l’express Haruka pour Kyoto, let’s go ! Et vive les trains japonais, même si celui-ci avait vraiment une drôle de tête :(

 

Quoi qu’il en soit, tout s’est bien passé à l’aéroport, et ce jusqu’à l’arrivée à Kyoto 1h 30 plus tard, où quelques ennuis ont commencé à se présenter.

 

Et le premier d’entre eux ne s’est pas fait attendre, je l’avais senti dès l’aéroport : la chaleur !

 

Ah certes je m’y attendais, je l’avais déjà vécue une fois, mais le choc fut rude tout de même !

Arriver à la gare de Kyoto sur le coup de 11 h du matin, chargé comme un mulet, sous un cagnard qui ferait passer les feux de l’Enfer pour une brise légère, c’était peut-être pas la meilleure idée… sans compter qu’il a fallu trouver l’hôtel !

 

Pourtant, j’avais un plan, celui du site internet, et un plan de Kyoto, qui plus est d’ordinaire, mon sens de l’orientation n’est pas mauvais… mais là j’avoue que j’ai commencé à douter. Avec l’aide d’une dame qui a sans doute trouvé là sa BA de la journée, j’y suis finalement arrivé, suant sang et eau (l’expression n’est pas trop forte) et littéralement lessivé ^^ Faut dire que j’étais debout depuis 24 heures déjà, ça n’aide pas…

 

J’ai signé le registre d’une main qui avait du mal à tenir un stylo et hissé je ne sais pas comment mes bagages dans la chambre, laquelle n’était bien sûr pas encore prête et il fallait donc que j’y revienne plus tard dans l’après-midi pour m’installer réellement.

  Ryokan-Kyoto.jpg

Ceci étant, en voyant la chambre, le terme « s’installer » ne m’a plus semblé très approprié… à peine trois tatamis, pas d’armoire, pas de lavabo… je dois dire que ça n’a pas arrangé mon moral. J’étais au Japon, certes, et heureux d’y être de nouveau, mais un peu décontenancé, je l’avoue.

 

Je suis reparti malgré tout, libéré de mes bagages, toujours sous un soleil de plomb, et je me suis précipité sur le premier distributeur de boissons pour m’acheter la deuxième bouteille de la journée ^^

 

Là-dessus, je suis retourné à la gare, l’estomac non pas dans les talons, au contraire, mais plutôt ballonné et assez mal en point, c’est décidé, je saute le repas de midi…

 

Du coup, j’en ai profité pour aller acheter mes billets de Shinkansen au départ de Kyoto. Et là, nouvel échange en japonais dont, ma foi, je n’étais pas peu fier en sortant ^^

 

En revanche, petite déception, j’ai dû abandonner l’idée de visiter l’île de Shikoku, les horaires des trains n’étaient pas franchement les plus adaptés, il m’aurait fallu 5 heures rien que pour l’aller, avec une bonne heure d’attente entre 2 Shinkansen à Okayama… :(

 

Finalement, et vu mon état d’épuisement, je me suis dit que c’était peut-être mieux ainsi, je profiterais donc de la journée de mercredi pour visiter Kyoto plus que je ne l’avais prévu.

 

Cette visite était au départ prévue le jour de mon arrivée, avec au programme le Kiyomizudera et le Palais Impérial… mais compte tenu des circonstances, je me suis dit qu’il valait mieux remettre l’un des deux à plus tard, et en profiter ainsi pour visiter d’avantage de choses dans la ville aux 3600 temples. :)

 

Je me suis donc décidé pour faire le Palais Impérial le jour même, et ce d’autant plus qu’il était accessible en métro, ce qui est rare à Kyoto où les lignes de métro se comptent sur les doigts de la main.

 

Palais Impérial Mais arrivé au Palais Impérial, surprise : les bâtiments à l’intérieur de l’enceinte sont soit fermés le lundi (devinez quel jour on était !), soit nécessitent d’avoir un permis pour être visités !

 

J’ai donc dû me contenter des jardins… qui sont plus une pinède et une aire de pique-nique qu’autre chose ! Bref, pour résumer, des pins… encore des pins… toujours des pins ! :(

 

Un peu déçu de cette visite que j’espérais passionnante, j’ai dirigé mes pas vers un quartier commerçant de la ville, et même si je n’ai rien acheté, c’était plus sympa que le Palais Impérial ^^

 

J’ai retrouvé ensuite l’hôtel (je précise que tout ça s’est fait à pieds), tout seul mais avec du mal, et là, bonheur : la douche ^^

 

Par contre, j’ai dû éviter le ofuro (bain japonais) le premier soir, l’eau était tout simplement bouillante au point que j’aurais fini en takoyaki (poulpe grillé) vite fait bien fait !

 

Après ça, la faim ayant fini par me rattraper, j’ai repris le chemin de la gare, sous laquelle se trouve un grand centre commercial avec une « allée des gourmets », jalonnée de restaurants :)

 

Un bon bol de ramen m’a remis d’aplomb avant de reprendre une nouvelle fois ma quête de l’hôtel, de nuit cette fois, et toujours avec autant de mal… ah on peut dire qu’ils l’ont bien planqué !

 

Le temps de décharger les photos du premier jour sur l’ordinateur et j’ai pu me glisser dans mon futon et, après 40 heures sans dormir, je n’ai eu qu’à fermer les yeux pour m’endormir comme une souche ! ^^

Par Tochiro
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Jeudi 9 août 2007 4 09 /08 /Août /2007 17:19

Premier blog, première « publication », même si, sans doute, la plupart d’entre vous n’apprendront rien dans les lignes qui vont suivre, il est de bon  ton, je pense, de se présenter.

 

J’ai choisi de créer ce blog sous mon pseudonyme de Tochiro, que j’utilise depuis pas mal de temps maintenant, au travers des teams de fansub que j’ai lancées, Kodocha-Team et Waga Seishun no Fansub. Ceux qui ne savent pas ce qu’est le fansub sont invités à consulter leur ami Google ^^

 

Ce blog s’adressera donc bien entendu à tous ceux qui s’y intéressent, soit par passion pour le Japon, soit tout simplement pour avoir de mes nouvelles, soit par curiosité… en majorité, je suppose que mes lecteurs sont des habitués du forum ou du site de Waga Seishun no Fansub, ne soyez donc pas surpris de trouver ici de nombreuses références à l’univers du fansub, des manga ou de mes teams, voire de leurs membres (ça m’étonnerait que je ne glisse pas quelques clins d’oeils par ci par là).

 

C’est donc depuis le Japon que je rédige ces lignes, pays où je me suis rendu pour la seconde fois cette année, seul… et ce à mon grand regret et celui de ceux qui, hélas, n’ont pu m’accompagner. Sachant qu’ils liront cela, je leur adresse une pensée amicale et souhaite ardemment que l’on puisse repartir un jour tous ensemble.

 

Ce voyage s’étale du 6 au 19 août 2007. Cependant, j’ai démarré mon périple par le Kansai et l’Ouest de Honshu, et durant les trois premiers jours, je logeais dans un petit ryokan de KYOTO où je n’avais pas accès à Internet. Les articles concernant ces trois premières journées n’ont donc pas été rédigés au jour le jour mais à la veille de mon départ et le jour de mon arrivée à TOKYO.

 

Maintenant que les présentations sont faites et que le décor est planté, nous pouvons entrer dans le vif du sujet, je vous propose donc de suivre avec moi ces péripéties nippones ! :)

Par Tochiro
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