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Vendredi 24 août 2007 5 24 /08 /Août /2007 12:08

Tokyo, lundi 20 août, 6 h du matin heure locale, le réveil vient de sonner et j’ai quitté à regret pour la dernière fois mon futon.

 

Ce matin, pas de pantacourt, pas de t-shirt, pas de bob non plus mais un jean, une chemise, certes à manches courtes et des chaussettes et des chaussures de ville ! Plus de doute, la perspective de me retrouver dans moins de 24 heures au pays de la pluie est bien réelle… :(

 

6h30, après une ultime vérification que rien n’a été oublié, je suis sorti de la chambre n°33 pour descendre dans la salle principale de l’hôtel, totalement déserte encore à cette heure-ci.

 

En attendant le gérant, je me suis connecté rapidement sur l’ordinateur de l’hôtel (à la disposition des clients) pour voir les éventuels e-mails ou commentaires sur le blog, mais la nuit est tombée en France, là-bas aussi, tout est calme. Ryokan

 

Le gérant m’a rejoint et a appelé le taxi qui est arrivé à peine 3 minutes plus tard. Avant de monter, un dernier regard vers l’hôtel… et me voilà parti en direction d’Ueno. Au moins, celui-là connaît la route ! :) En plus, il m’a déposé directement au parking souterrain de la station, je n’ai même pas eu d’escaliers à descendre avec le sarcophage qui me sert de valise.

 

Une fois devant les portillons automatiques, l’attente commence, mon train ne part que dans une heure, finalement, j’aurais peut-être pu prendre celui de 7h30.

Qu’importe, j’en ai profité pour aller prendre un café, histoire de patienter et d’avoir quelque chose dans l’estomac.

 

7h57, j’ai déposé la valise dans le compartiment aux bagages du Skyliner et je me suis installé confortablement à ma place, écouteurs dans les oreilles… le train s’ébranle, adieu Ueno, adieu Tokyo, direction l’aéroport de Narita que je n’ai pas revu depuis 2 ans (je rappelle que j’avais atterri à Kansai International cette année).

 

Et au bout d’une heure, la valise et le sac à dos chargés sur un trolley (ceux de Narita sont franchement très pratiques et sont même conçus pour pouvoir emprunter les escalators !), je me mettais en quête du comptoir d’enregistrement… « sumimasen… ano… » hé oui, j’ai dû demander mon chemin, ça paraît incroyable mais tout n’était pas aussi bien indiqué qu’on pourrait le croire !

 

Quant à l’enregistrement, bonjour l’attente interminable ! Plus d’une heure de queue à cause de 2 ou 3 « groupes » de touristes, américains entre autre, chargés comme s’ils faisaient un déménagement ! Plus d’une dizaine de valises pour une famille de 4 personnes et une demi-heure de procédure… et j’ose pas imaginer la taxe pour le surplus le bagages qu’ils ont dû débourser !

 

Pour ma part, une fois au comptoir, l’affaire fut, heureusement, rapidement expédiée, 23 kg pour la valise (soit 5 de plus qu’à l’aller), oui je sais, ce n’est pas très lourd mais quand il n’y a pas de poignée coulissante pour tirer c’est beaucoup quand même ! Bref, emballé, c’est pesé comme on dit, et direction l’embarquement, et au trot, pas le temps de flaner dans les boutiques duty free, l’avion décolle dans 45 minutes !

 

Au niveau des détecteurs de métaux, même surprise désagréable qu’à l’aller, dont je n’avais pas parlé… « Do you have a computer ? Yes… » et voilà, ça n’a pas raté, il a fallu le sortir du sac ! Non mais franchement… qu’est-ce que ça change qu’il passe aux rayons X dans mon sac à dos ou séparément ? Parce que bien évidemment, vous vous en doutez, il était tout au fond ! Et encore, à Narita, ils m’ont permis de le laisser dans sa sacoche au moins, à Paris il avait carrément fallu le sortir… j’ai presque cru qu’ils allaient scanner le disque dur pour un peu !

Moi qui n’était déjà pas en avance, j’ai donc dû refaire entièrement mon sac avant de chercher la porte d’embarquement où je n’ai pas eu à attendre très longtemps avant de monter à bord, et cette fois, inutile de se voiler la face, entouré de français, évidemment… plus de doute, les vacances sont finies ! :(

 

Avion.jpg En revanche, si à l’aller j’ai eu droit à un avion d’Air France, au retour, c’est un avion de Japan Airline qui m’attendait, et ce n’était pas pour me déplaire ! Dès qu’on monte à bord, on sent la différence… plus propre, plus beau, un personnel plus accueillant… non je ne veux pas être médisant mais honnêtement, c’était peut-être le même type d’appareil (Boeing 777) et certes on est tout aussi serré en classe éco que sur Air France, mais le service n’est pas tout à fait le même.

 

Prenez les écrans de télé par exemple, déjà les écrans principaux sont plus nombreux dans la cabine, et ils diffusent quasiment en permanence un programme principal, qui n’est pas systématiquement bloqué sur les informations de vol !

La vidéo sur les consignes de sécurité est bien mieux réalisée que sur Air France, et entièrement en images de synthèse, durant le vol des vidéos défilent, donnant des conseils sur différentes techniques pour ne pas rester ankylosé (massage des mollets, des épaules, petits mouvements de jambes…), et juste après le décollage, diffusion successive des derniers journaux télévisés de NHK, CNN et France 2 !

 

Concernant les écrans individuels, le menu est plus intuitif, plus « moderne » aussi, même chose pour la télécommande.

 

Le choix est quant à lui à peu près le même, à ceci près que si vous êtes allergique aux langues étrangères, vous n’allez pas pouvoir regarder grand-chose ! Remarquez, à l’aller, sur Air France, les films en langue nippone étaient carrément inexistants !

Sur JAL, au niveau des films en VF, j’avais le choix entre « Spiderman 3 », « Shrek 3 » (déjà présents à l’aller) et « The Mask ».

Etant par nature allergique à tout ce qui se rapporte aux Marvel Comics et n’ayant pas vu « Shrek 2 » (grosse lacune et gros regret aussi), je me suis rabattu sur le « Mask » que je n’avais pas vu depuis de nombreuses années et que j’ai savouré comme si c’était la première fois… et « chik chikiboum, chik chikiboum… splendide ! » :))

 

Mais auparavant, j’ai été attiré par un film japonais (avec sous-titres anglais, je précise, de toute façon il était impossible de les enlever et il n’y avait pas de VOSTF, à ma plus grande joie… ceux qui me fréquentent dans le cadre de la team Waga Seishun no Fansub connaissent mon aversion pour les sous-titres français officiels sur les œuvres nippones ^^ ) intitulé « Maiko Haaaaaan ! ».

 

Drôle de titre me direz-vous, mais ayant lu le synopsis dans le magazine JEN (Japan airline Entertainement Network) fourni, ça m’a semblé assez drôle… et je n’ai pas été déçu !

 

Avant tout, pour les néophytes, une maiko est une apprenti-geisha. Il faut savoir qu’on ne le devient pas facilement, cela demande des années d’entraînement et d’apprentissage, durant lesquelles elles portent donc ce titre de « maiko ». On les différencie des vraies geisha de par leur maquillage et leur coiffure (mais ne me demandez pas quelles sont les différences !).

 

Quoi qu’il en soit, ce film raconte l’histoire de Kimihiko, qui est un homme malgré ce prénom qui pourrait laisser penser le contraire (les prénoms féminins japonais se finissent souvent par « ko »).

Kimihiko est un fan de maiko. On pourrait presque dire que c’est un véritable otaku dans ce domaine. Depuis un voyage scolaire à Kyoto alors qu’il était au lycée, les maiko sont devenues pour lui une véritable obsession. Il les prend en photo dans la rue et les publie ensuite sur son site web…

Il travaille dans une entreprise qui fabrique des ramen (nouilles japonaises) instantanées, à Tokyo. Jusqu’au jour où il apprend qu’il est muté dans la petite filiale de Kyoto… et ce qui aurait été considéré par n’importe qui d’autre comme un déshonneur devient pour lui la meilleure nouvelle qu’on ne lui ait jamais annoncée !

Fou de joie, il plaque Fujiko, sa copine, de façon odieuse d’ailleurs, et le voilà parti pour Kyoto. Mais on n’entre pas comme ça dans le milieu très fermé des geisha et des maiko…

 

A la fois très drôle et émouvant par moments, ce film a notamment le mérite de démystifier de façon claire, nette et précise l’image des geisha. Au contraire d’un autre film célèbre et récent, américain de surcroît, avec des acteurs et actrices chinois, celui-ci montre la réalité de cet univers : que les geisha sont des dames de compagnies, chargées de distraire les clients et de discuter avec eux (elles ont une grande culture et un immense talent musical et artistique), et ne sont en AUCUN CAS des prostituées, contrairement à l’image déplorable que s’en font la plupart des occidentaux (et même certains japonais, comme le montre le film). Par ailleurs, il est extrêmement difficile d’entrer dans une okiya (une maison de geisha), les « premières fois » n’y sont pas admis, c’est la règle d’or n°1, les clients doivent se sentir comme chez eux et donc, un nouvel arrivant ne peut y entrer que s’il est « présenté » par un habitué qui l’autorise à l’y accompagner.

Je vous laisse imaginer le pourcentage de chance d’un gaijin pour se faire admettre dans une okiya… sans compter les tarifs absolument exorbitants pour louer les service d’une geisha, mieux vaut être riche et célèbre, comme un PDG de grande compagnie ou un sportif renommé… :)

 

Au final, un film excellent, plein d’humour « à la japonaise » et touchant à la fois, avec quelques rebondissements vers la fin, à recommander à tous les passionnés du Japon !

 

Avec tout ça, le voyage du retour est arrivé à son terme, mais je tiens encore une fois à vanter les services de la JAL pour ce qui est de la nourriture, des boissons et des plateaux repas, équipés d’une mini plaque chauffante pour maintenir à bonne température le plat chaud… ^^

 

 

Paris, aéroport Charles de Gaulle, lundi 20 août, 16h30 heure locale… à peine sorti d’une ultime couche de nuages, l’avion a atterri sur la piste. Encore quelques instants et il est temps de retrouver la grisaille et l’humeur maussade typiquement françaises… :(

 

Et effectivement, une fois dans l’aéroport, on sait qu’on est de retour dans le tiers-monde, pour reprendre l’expression qui avait spontanément échappé à Akito au retour de notre premier voyage…

Non seulement j’ai perdu 25°C en cours de route mais tout compte fait, même si le Japon a changé, il y a encore un fossé entre nos deux pays en terme de propreté et de politesse !

 

Le temps de changer 26000 yens en euros (histoire de rembourser l’achat de l’iPod par CB) et direction le RER… et là, c’est clair, le rêve a pris fin pour laisser place au cauchemar légendaire français… plus de climatisation, plus d’espace pour circuler même en cas d’affluence, mais un train gris et délabré, couvert de tags et de saleté et empli d’individus à la mine patibulaire qui vous dévisagent comme si vous débarquiez de la planète Mars… bon sang mais pourquoi n’y a-t-il pas un train spécial, direct de l’aéroport jusqu’aux différentes gares parisiennes ? Pourquoi est-on obligé de s’arrêter dans toutes les gares traversées par le RER B, et notamment dans le 9-3 ?...

 

Gare du Nord, ce n’est guère plus rassurant, vite, trouver la ligne 5… et direction gare de l’Est, où j’ai eu tout le loisir de passer quelques coups de fil (d’une cabine, la batterie de mon portable s’étant vidée à peine celui-ci rallumé, juste le temps d’envoyer un SMS…) en attendant mon TGV, prévu à 20h39.

 

Et plus le soir avançait, plus le froid se faisait sentir… bon alors, il arrive ce TGV ? Qu’est-ce qui m’a pris de réserver pour une heure si tardive ?

Enfin, ça y est, il est annoncé, tant mieux, je n’en peux plus moi, vivement un semblant de chaleur et un fauteuil où je vais pouvoir me reposer car là, je commence vraiment à ne plus tenir debout.

 

20h39, le train démarre et moi je somnole enfin tranquillement dans mon fauteuil, bercé par la J-pop de mon iPod… mais pas le temps de faire la sieste trop longtemps, il est déjà 22h, le train arrive en gare de Metz, cette fois le voyage s’achève pour de bon et je peux pousser mon « ouf ! » de soulagement, je l’ai fait… mission accomplie !

Par Tochiro
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Commentaires

o hitori de ryokô suru omedetô ! :D Je comprends tout à fait, l'avion du retour a nettement moins de charme que celui de l'aller, même chez JAL... Il existe un j-drama très sympa intitulé "Attention Please" où l'héroïne, interprétée par l'idol Aya Ueto, rêve de devenir hôtesse de l'air (Cabin Attendant) chez JAL alors qu'elle est à priori, loin d'en avoir le profil.... Mais ! "Mémoires d'une Geisha" ne les dépeint pas comme des prostituées, loin de là au contraire ! Ce film, bien qu'occidental et interprété en partie par des acteurs chinois, nous en apprend déjà beaucoup.
Commentaire n°1 posté par akito le 24/08/2007 à 13h22
Non mais il n'empêche que beaucoup de gens s'imaginent qu'ils vont voir un film sur un univers de stupre (PAF !) et de luxure (re-PAF !) alors que... ben pas du tout ! ^^
Réponse de Tochiro le 24/08/2007 à 13h58
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